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 MAYER Jordan

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MessageSujet: MAYER Jordan   Jeu 20 Aoû 2015, 02:08

MAYER Jordan

I was born into this,
Everything turns to shit
The boy that you loved is the man that you fear.
Pray until you’re number,
Asleep from all your pain,
Your apple has been rotting,
Tomorrow's turned up dead.
I have it all and I have no choice but to,
I'll make everyone pay and you will see.
You can kill yourself now,
Because you're dead in my mind.
The boy that you loved is the monster you fear.
Nom : Mayer
Prénom : Jordan
Surnom : Jordy, ma patate en sucre (cela dit ça reste pas courant)
Âge : 26 ans
Date de naissance : 28/09/1988
Date de mort : 24/01/2015
Orientation sexuelle : hétérosexuel, il y a jamais réfléchi plus que ça.
Groupe : Commotus
Nationalité : de France et de Navarre
Langues parlées : français, un bon anglais si on compte pas l'accent, et il baragouine deux mots d'un allemand approximatif.
Ancien métier : responsable de rayon dans une grande surface dirigée par beau-papa, et faute d'avoir les qualifications et la passion, il a le piston et la volonté.
Métier actuel : Là tout de suite, ça reste à déterminer.
Casier Judiciaire


▬ Crimes commis :
▬ Circonstances du décès :
▬ Péché capital principal :
▬ Péché capital secondaire :
▬ Votre rapport à l'alcool :
▬ Votre rapport aux drogues :
▬ Addictions :
▬ Avez vous eu de mauvaises attitudes récurrentes :
▬ Avez vous déjà été victime :


Description physique


Dolores laissa un regard hagard courir sur le corps endormi dans le cercueil. Elle n’arrivait même pas à pleurer –qu’est-ce que les gens allaient penser d’un fils que sa mère ne pleure pas ? La femme agita doucement la tête de droite à gauche : ça non plus, ça n’avait aucune espèce d’importance. Ce qui comptait, c’était son petit garçon. Il avait grandi, bien sûr. Elle se demanda s’il avait atteint son mètre quatre-vingt-dix, ou s’il avait, comme son père, arraché un centimètre à une vérité frustrante. Elle s’en fichait, au fond ; il pouvait être aussi grand et fort qu’il voulait, il serait son bébé jusqu’au bout. Elle effleura du bout des doigts le front haut, le nez droit et un peu long pour son visage, les lèvres, les pommettes saillantes, la mâchoire carrée qui lui donnait un air un peu brute que ses yeux venaient adoucir. Ses yeux. Rien que des cils et des paupières, à présent. Mais elle, elle se souvenait des iris brillants d’un gamin qui courait partout et rentrait à la maison avec des genoux écorchés. Souvent embués de larmes. Il avait ses yeux à elle –fins, d’un bleu banal et clair, beaucoup trop expressifs pour son propre bien. Il n’y avait qu’aujourd’hui qu’ils étaient éteints. Ceux de Jordan devaient être blancs, là-dessous. Quand l’engourdissement serait parti, elle savait qu’elle aurait envie de mourir.
Elle lui caressa le front, comme elle avait l’habitude de le faire quand il était petit, et y posa ce qu’elle n’arrivait pas à voir comme un tout dernier baiser. Avant, elle écartait les mèches châtains qui lui tombaient en pagaille sur le visage ; il les avait coupées vraiment très court, lui qui hurlait à la mort dès qu’on approchait une paire de ciseaux. Dolores n’avait pas revu son fils depuis des années. Il avait pris des épaules, son torse aussi était plus large –la silhouette dégingandée typique des adolescents était loin. Les cernes qu’il se trimballait tout le temps avaient plié bagage, et son teint assez hâlé en été était pâle comme la mort. Elle voulut le mettre sur le dos de l’hiver, elle voulut savoir s’il mangeait bien, s’il prenait soin de lui, s’il était heureux. A le voir dormir de la sorte, elle voulut croire que oui. Elle voulut lui dire qu’elle attendait qu’il l’appelle, et qu’elle continuerait sans doute à le faire. Elle voulut aussi rester auprès de lui, de peur qu’il ne fasse un cauchemar. Elle aurait voulu connaître une berceuse –et que Jordan la reprenne de sa voix grave.


Description mentale


Les bancs de l'église étaient pleins à craquer. Bizarre, pour quelqu’un qui n’avait eu personne à appeler, quand il en avait vraiment eu besoin. Steven leva le nez vers les vitraux ; dans le ballet de ces lumières colorées, ses yeux n’avaient plus l’air trop rouge. Le manque de sommeil. Il embrassa les vieilles pierres du regard. C’était toujours Jordan qui parlait, d’habitude. Des picotements réveillaient son esprit engourdi par les élucubrations en latin que le prêtre débitait d’une voix monocorde. Il n’y aurait pas de discours dithyrambique de sa part –ce qu’il aurait eu à raconter, personne ici n’avait vraiment envie de l’entendre. Il était venu sans savoir pourquoi, presque malgré lui. Peut-être qu’il lui fallait ça, un cadavre dans une boîte en chêne, pour être sûr que Jordan était bien mort. Ou peut-être qu’il avait rappliqué ventre à terre par simple habitude. Il n’avait jamais dit non à Jordy –pas de quoi avoir honte, il devait pas être le seul. C’était pas le genre de personne à qui on refusait grand-chose. Il avait la sale manie d’insister jusqu’à vous avoir à l’usure, sans s’énerver. Sans hausser le ton. Sans envisager une seule seconde que la réponse finale pût être « non ». Les gens se lassaient bien avant lui, ça, ou ils se sentaient obligés. Mayer avait une façon de vous regarder et de s’exprimer qui vous collaient l’impression d’être au pied du mur. Steven se permit un sourire : le pauvre garderait les yeux fermés, à présent.
Il aurait suivi son ami n’importe où, à l’époque, et il aurait parié que la fille qui pleurnichait devant lui aurait fait pareil. Sûrement sa copine. Celle qui l’avait largué. Apparemment, ça avait réussi ni à l’un, ni à l’autre, jugea-t-il en scrutant sa tête de déterrée. C’en était à se demander comment Jordan réussissait à avoir du succès auprès de la gent féminine. Ça lui avait toujours posé question. Il les traitait comme des merde –il les trompait, il les laissait tomber, il disait jamais je t’aime et l’idée que ça puisse être mal n’avait pas seulement dû lui effleurer l’esprit. Pas sa conscience, en tout cas. Il ne se donnait même pas la peine de faire croire qu’il était fou amoureux. Un beau gosse qui prend des décisions, flique votre téléphone et pique des crises de jalousie quand il vous envoie pas chier, et que demande le peuple ? Il se demanda un instant s’il l’avait cognée, elle aussi. Sûrement que oui. S’il l’aimait, et ça devait bien être le cas au bout de tout ce temps, alors il avait forcément merdé. Jordan aimait bien péter ce qu’il aimait. On aurait pas dit, avec ses vannes et ses allures je m’en foutistes, sa façon de répondre aux profs du bahut, d’être de toutes les causes et toutes les manifs, de craindre ni les ennuis ni les keufs, mais c’était un mec plutôt flippé. Il avait pas d’amis proches –à part lui. Il avait  dû être sacrément seul, ces dernières années. Il avait tellement peur de perdre ce qu’il aimait qu’il en était d’une jalousie maladive, possessif à plus pouvoir en respirer, sans cesse obligé de s’assurer la mainmise sur tout. Il fallait qu’il se mêle de tout et contrôle votre vie de A à Z. C’était étouffant. Les peureux et les lâches, fallait surtout pas les acculer. C’est parce qu’il craignait trop de prendre des coups que Jordan se battait, quand la fuite était trop risquée –un putain de coureur, néanmoins, quand il avait le choix.
Et puis parfois il se rendait compte que c’était qu’un putain de trouillard, et alors là, il se mettait dans des colères noires. Quand Jordan tapait une crise, c’était mal barré. Il devenait violent.
Steven écoutait les discours d’une oreille. Il avait pas envie de les entendre, lui non plus. Il savait qu’on lui parlerait du type gentil avec toujours une blague sous le coude, celui qui faisait le clown pendant les soirées ; du fervent défenseur de l’égalité qui montait au front pour des trucs qui ne le touchaient pourtant pas, du garçon curieux et sans grandes ambitions. La fille racontait comme il était honnête et comme sa vie avait dû être compliquée. Sûr qu’elle l’était devenue, vu l’acharnement qu’il avait mis à la ruiner. La seule différence entre lui et son père, et il s’était efforcé de la gommer à grands renforts de bravades. Il avait pu cracher sur lui tant qu’il voulait, ça restait son portrait craché. En plus con, d’ailleurs. Son père aussi était détestable. Steven ne chercha pas à savoir s’il était assis quelque part dans l’assistance ; il supposait que oui. Il en était sûr, en fait.
Il se souvint que Jordan était vachement timide. Il avait tout fait pour surtout pas en avoir l’air. Il manipulait les gens sans même s’en rendre compte –même mort, ça marchait. A entendre tout ça, il aurait presque eu envie de pleurer, et son cœur s’était serré. C’était pas de la tristesse, parce qu’il avait aucune raison d’être triste. Mais ils avaient été amis, il l’avait sincèrement adoré et il ne doutait pas que Jordan l’avait aimé. C’était qu’il avait jamais su comment faire. Il allait pas juger son âme à la place de dieu, mais si ce con parvenait à embobiner saint Pierre, bravo l’artiste. Steven sourit et croisa le regard de la veuve éplorée. Il lui sourit tristement. Si ce con regardait, tant mieux.

Chloé se rassit, la tête en charpie. Ces quelques mots lui avaient arraché la langue. Elle n’avait pas envie de parler de Jordan et, malgré la banalité de son discours, elle avait l’impression d’en avoir déjà trop dit. Les moments qu’ils avaient passés ensemble, c’était à eux qu’ils appartenaient. La jeune femme eut un faible sourire : elle qui avait critiqué à tout va la jalousie de Jordan, elle se retrouvait à vouloir garder sa mémoire rien que pour elle. C’était du propre. Sa mère aurait sûrement voulu en entendre plus, mais c’était trop dur. Trop tôt, peut-être –c’était difficile de chasser l’impression que ce serait toujours trop tôt et toujours trop dur. Le sourire qu’il avait le matin, quand il ouvrait les yeux et qu’aucun d’eux n’avait vraiment envie de se lever. La bataille de chantilly dans le parking, sa façon un peu soûlante et un peu mignonne de se souvenir de tout. Les dates, les anniversaires, le nombre de sucres et la dose de lait dans son café, son film préféré.
Y avait eu des moments moins drôles, bien sûr. Des paroles blessantes lancées au hasard juste pour faire mal, des engueulades à n’en plus finir parce que môssieur ne supportait pas l’idée qu’elle rentre dix minutes en retard ou que madame n’avait pas envie de sortir ce weekend parce que merde, hein. C’était bête à en pleurer. Ils n’avaient jamais voulu se blesser –il a un mal de chien à faire confiance, mais il déteste personne, songea-t-elle. Ou alors pas grand-monde. Elle ne savait pas. Il ne racontait pas sa vie, ni ce qu’il pensait. Il n’y avait eu que des moments futiles.
Mais c’étaient ses moments à elle. Elle espérait qu’il les emmènerait avec lui –elle l’embrassa une dernière fois, et pria très fort pour qu’il la pardonne.


Histoire


Votre histoire en 400 mots minimum. N'oubliez pas de mettre entre balises HIDE les passages dont votre personnage ne se souvient pas.


        
Vous ?
Personnage sur l'avatar : Jake Muller
Pseudo : Crapaud
Âge : 103 ans
Comment avez-vous connu ce forum : le chant des crapauds m'y a mené, justement.
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