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 Panique.

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MessageSujet: Panique.   Dim 19 Fév 2017, 16:35


Panique.
FT. LE VIDE

Agnes est couchée sur le sol. Rien ne l’entoure d’autre que du silence, et même ses pensées laissent dans son esprit place au vide. Ses yeux sont ouverts mais ils pourraient aussi bien être fermés ; elle ne perçoit rien. C’est comme si Agnes était, à ce moment précis, absente.
Elle ne sait pas depuis combien de temps elle est là. Peut-être cela fait-il plusieurs minutes, peut-être cela fait-il quelques secondes. En réalité, elle n’y pense même pas. Son esprit est vide, mais vide d’une telle manière qu’il est plus présent qu’il ne l’a jamais été. Agnes ne ressent rien d’autre que la force de sa présence ; tout ce qu’elle ressent est sa propre existence.
Un battement de cœur.
Soudain, son corps entier est traversé d’un frisson. Agnes sursaute, ses épaules se contractant, et son dos se soulevant de force du sol, dans une position déformée, pendant plusieurs secondes. Alors que ce long frisson la quitte, Agnes se soulève précipitamment, se retrouvant assise.
Elle cligne des yeux plusieurs fois, tentant de visualiser la pièce qui l’entoure. Sans savoir pourquoi elle se sent paniquer ; ses pensées lui reviennent toutes si vite qu’elle n’arrive pas à se concentrer sur une seule d’entre elle. Elle prend sa tête entre ses mains et respire fort, dans une tentative de cesser de paniquer – elle respire d’abord rapidement, mais peu à peu, parvient à se calmer un minimum, jusqu’à pouvoir lâcher un long soupir en fermant les yeux et posant ses mains contre sa poitrine.
Agnes reste quelques instants dans cette position avant de finalement rouvrir les yeux.
« Où suis-je ? », pense-t-elle enfin.
Tout en se mettant à genou, Agnes regarde tout autour d’elle, et constate qu’elle se situe dans une pièce entièrement blanche, sans le moindre décor. C’est un blanc tel qu’elle n’en a jamais vu, un blanc immaculé mais qui cependant ne l’aveugle pas ; elle a du mal à percevoir la lumière de ce qui n’en est pas.
Elle se lève et tourne sur elle-même, tentant de mieux visualiser la pièce, en commençant à ronger l’ongle de son pouce. Elle n’a pas la moindre idée d’où elle est, ni même de comment elle s’est retrouvée là. Ses pensées, d’ailleurs, son assez floues – elle n’arrive pas à se rappeler de ce qu’elle faisait précisément avant de se retrouver ici.
Elle s’arrête, tentant de remettre ses idées en place. Elle sait qui elle est : Agnes Cheshire, petite boule d’amour très malchanceuse. Elle se souvient de ce à quoi elle ressemble, elle se souvient de son histoire, elle se souvient de ses amis – mais elle ne parvient pas à mettre le doigt sur ce qu’elle faisait à l’instant. D’ailleurs, s’agit-il vraiment d’un passé récent ? La sensation du temps de la jeune femme est entièrement chamboulée.
Elle fait quelques pas hésitants vers l’avant, reposant ses mains contre sa poitrine d’un geste inutile, mais qui semblerait protecteur. Elle a du mal à percevoir le sol sous ses pieds, ce qui est peut-être dû à son stress, mais en tous cas l’empire. Toutes sortes de pensées emplies d’angoisse et d’incompréhension traversent son esprit, et ses grands yeux commencent à s’humidifier.
« Dans quoi je me suis retrouvée, encore ? »
L’angoisse semble consumer son corps, et des larmes se forment au bord de ses yeux. Agnes se sent perdue. Agnes est perdue. Elle a peur d’avoir encore fait quelque bêtise, elle panique à l’idée de se retrouver une fois encore dans une situation terrible.
Mais car elle n’a pas le choix, elle choisit d’avancer. Elle ne sait pas vraiment où elle va, mais elle ne peut pas se permettre de rester là et attendre que le sort lui tombe dessus – n’a-t-elle jamais décidé de se battre contre son statut constant de victime, quel qu’en soit l’origine, de la pure malchance à un être cruel ? Les poings serrés contre son torse, le haut de son corps tremblant, Agnes marche du mieux qu’elle peut, à la recherche au moins d’un mur, ou même de n’importe quel objet, qui la rassurerait quant à la réalité de sa situation.
Enfin, elle aperçoit une porte, aussi blanche que le reste de la pièce.
« Au moins, je ne suis pas dans le vide… »
Agnes se mord la peau des lèvres. Elle reste immobile face à la porte, incapable de prendre une décision. Elle ne sait pas ce qui se situe derrière cette porte, mais elle ne sait pas non plus ce qui se situe autour d’elle-même. Hésitante, elle sèche les larmes autour de ses yeux d’un coup de manche, comme si elle allait avancer, mais elle reste immobile.
Sa respiration s’accélère – en fait, elle est tétanisée. Elle a trop peur d’être dans une situation terrible, trop peur d’avoir fait une bêtise, trop peur d’avoir oublié quelque chose d’important. Elle n’arrive pas à prendre de décision.
Elle voudrait disparaître.

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Dernière édition par Agnes Cheshire le Sam 04 Mar 2017, 15:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Panique.   Sam 04 Mar 2017, 00:17


Le tap tap irrégulier des bottes noires frappe le sol, témoin de l'énergie qu'elle met à le repousser loin d'elle chaque fois qu'elle allonge le pas. Le centre-ville est évité en passant tantôt par les ruelles, tantôt par les toits ; elle saute du dernier d'un bond souple. La jupe de son uniforme vole, ses manches vibrent de courants d'air.
Son allure ne ralentit qu'une fois rendue devant la salle Est. Main gauche devant la porte, droite posée juste au-dessus du fourreau de son poignard, elle tâte brièvement le manche de la faux accrochée dans son dos. Tout est en ordre. De sa cravate à la queue de cheval qui tient ses épais cheveux noirs en place, la jeune femme est impeccable.
Consciente de ce fait, elle pousse la porte avec une force mesurée. Elle ne doit pas — plus — l'enfoncer dans le nez des nouveaux arrivants. Elle y fait attention.

L'expression presque dure, impassible en tout cas, elle se glisse à l'intérieur et ferme la porte d'un geste ferme du poignet.
Elle ne laisse pas à la jeune fille le temps de dire quoi que ce soit avant de prendre la parole.

« Mademoiselle la décédée, bienvenue à Asphodèle. Ne faites rien de stupide, ne criez pas, ne me forcez pas à utiliser la force. Je n'hésiterai pas à le faire si besoin, alors merci de vous tenir tranquille. »

Elle donne un coup de tête en direction de la porte dont elle barre l'accès. Son regard ne quitte pas Agnes.

« Je ne suis pas là pour répondre à vos questions, mais je vais vous escorter quelque part où on on pourra vous renseigner sur votre situation. Si vous voulez bien me suivre. »

Vous pouvez suivre Styx directement ou refuser de coopérer.

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MessageSujet: Re: Panique.   Ven 10 Mar 2017, 16:04


Panique.
FT. STYX

Agnes ne sait pas combien de temps elle est restée immobile face à cette porte – sa notion du temps est, plus que jamais, confuse – avant qu’elle s’ouvre soudainement.
Sa respiration accélère. Elle ne sait pas à quoi s’attendre, et la porte s’ouvrant l’a surprise. Elle s’était presque sentie disparaître, ne plus penser à rien, mais le mouvement face à elle l’a ramenée à la réalité. Elle fixe le mouvement de la porte et la personne pénétrant la pièce comme si elle pouvait les voir au ralenti. Une fois la personne rentrée, Agnes fait immédiatement un pas un arrière, par réflexe.
« Mademoiselle la décédée, bienvenue à Asphodèle. Ne faites rien de stupide, ne criez pas, ne me forcez pas à utiliser la force. Je n'hésiterai pas à le faire si besoin, alors merci de vous tenir tranquille. », dit-elle, sans plus de politesses.
La jeune femme la regarde rapidement de haut en bas. C’est une jeune fille, l’air probablement plus jeune qu’elle, aux longs cheveux noirs et yeux rouge vif. C’est à la vue d’une faux dans son dos que les yeux d’Agnes s’écarquillent.
« Je ne suis pas là pour répondre à vos questions, mais je vais vous escorter quelque part où on pourra vous renseigner sur votre situation. Si vous voulez bien me suivre. », ajoute immédiatement la jeune fille – et c’est à ce moment-là seulement que son interlocutrice se rend compte de ce qu’elle vient d’entendre.
Agnes recule d’un pas, puis deux, puis trois, fixant la jeune inconnue dans les yeux. Elle s’entend haleter, et sent une goutte de sueur couler contre sa tempe. Des pensées traversent son esprit à flots.
« Mademoiselle la décédée ? Mademoiselle la décédée ? Mademoiselle la décédée ? »
« ne criez pas ???????? »
Elle tremble. Ses yeux s’humidifient de nouveau. Ce qu’elle vient d’entendre ne semble avoir aucun sens, mais étrangement, elle ne peut s’empêcher d’y croire. « Mademoiselle la décédée ? » Cela ne peut vouloir rien dire d’autre que ce que cela implique clairement, « mais mais mais mais » mais Agnes est complètement confuse.
Comment est-elle arrivée là ? Comment cette jeune fille qu’elle ne connaît pas peut-elle lui dire une chose si absurde d’un air si calme et sérieux ? Cela ne peut-être que vrai, elle ne voit pas comment cette situation pourrait être fausse, mais cela veut-il donc dire qu’elle est -
Morte ?
Morte ?
Morte.
Agnes s’immobilise, cesse d’haleter et trembler. Elle ne peut rien contre la goutte de sueur omniprésente contre sa tempe, mais son corps entier semble se calmer soudainement. Elle fixe toujours dans la même direction, mais ne voit même plus la jeune fille face à elle. Elle est perdue dans ses pensées, dans sa réflexion.
« Je suis morte. », se dit-elle.
Cette pensée apporte en elle un sentiment de chaleur, de douceur profondément agréable. Un sourire touche légèrement ses lèvres.
« Je suis morte. »
Répéter ces mots dans sa tête lui font un si grand bien, car ils sont vérité pure et simple. Pendant cet instant, Agnes se sent heureuse, libérée ; c’est enfin fini, elle est morte, n’est-ce pas ?
Un battement de cœur.
Tout s’arrête, tout se tait. Le sentiment de douceur s’en va, le sourire disparaît. La jeune femme a la sensation de s’être transformée en une statue de pierre, physiquement aussi bien que moralement. Un silence empli de sens la domine. Elle baisse la tête, fixe ses propres pieds.
« Une vie après la mort ? »
Elle sent son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle n’arrive pas à bouger. Sa respiration, même, est imperceptible.
« Quel cauchemar. »
Son corps est pris de spasmes. Elle regarde de droite à gauche, et de haut en bas, sans ne rien percevoir, bien que ses yeux soient écarquillés. Ses dents se serrent en un clac. Sa respiration accélère. Ses mains se crispent sans se fermer, et elle finit par les fixer.
Ses pensées la traversent à une vitesse folle, faisant un bruit monstre en son esprit sans être individuellement perceptibles.
Elle tombe à genoux, et inspire un grand coup.
Puis hurle,
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
OOOOOONNNNNNNN ! »

imitant sans le vouloir un célèbre personnage cinématographique.
Agnes, toujours si calme et silencieuse, lâche ce grand cri de désespoir – elle ignore complètement la présence de la jeune fille face à elle, et même ses dires. Elle n’y accorde pas la moindre importance.
Agnes pose ses mains contre le sol à elle et de nouveau halète, les yeux grands ouverts, fixant le vide. Elle ne veut pas y croire, non, elle ne peut pas y croire.
Des larmes coulent contre ses joues.
« Quel cauchemar… »

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MessageSujet: Re: Panique.   Dim 09 Avr 2017, 02:48


« Mademoiselle ? »

La voix de la Garde reste neutre, claire et forte, impassible, tandis que son visage et sa gestuelle se font graduellement plus inquiets. Elle fronce les sourcils ; penche la tête ; tente un pas en avant, va pour en faire un deuxième — puis s'immobilise, lèvres pincées, yeux rivés sur la jeune femme, sans s'approcher plus.

« Quelque chose ne va pas ? »

Le corps s'écroulant sur lui-même lui tire un pas involontaire vers ce qu'elle interprète spontanément comme une souffrance physique, une douleur quelconque, avant que le cri ne la fige à nouveau sur place. Quoi qu'elle vienne littéralement de lui hurler à la figure, ses mains ne se portent pas à ses oreilles ; au lieu de ça, c'est vers le poignard accroché à sa ceinture qu'elle l'envoie.

Concentrée et irritée, elle attend que la décédée se soit tue pour reprendre la parole.

« Mademoiselle. Je vais avoir besoin que vous vous calmiez, énonce-t-elle doucement, accroupie à distance respectable de l'humaine. Dans le cas où l'état de choc ne passerait pas, je serai dans l'obligation de vous rendre inconsciente le temps du trajet. »

Quand bien même elle voudrait rester, il faut être réaliste. Elle peut passer cinq minutes à la calmer, mais pas la journée.
Son emploi du temps est très chargé.

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MessageSujet: Re: Panique.   Sam 22 Avr 2017, 18:21


Panique.
FT. STYX

Le corps d’Agnes reste parfaitement immobile, mais son esprit semble bouger dans tous les sens.
Ses pensées passent de gauche à droite, de haut en bas. Puis elles tournent, elles tournent et ne s’arrêtent pas de tourner.
Elles n’ont pas de sens, pas de profondeur. Une pensée est remplacée par une autre sans rythme, à une vitesse folle.
Et le corps d’Agnes est paralysé. Il n’a même plus la force de trembler.
Elle est là, immobile, et fixe le sol.
Elle fixe le sol.
Mais elle ne le voit pas.
Elle ne voit plus rien. Plus rien n’est là ; est-elle seulement là ?
Est qu’est-ce que la notion « d’être là », une fois qu’on est déjà mort ?
Une sorte de vide emplit son esprit, alors que ses pensées ne cessent de parler. C’est indescriptible. Elle a la sensation qu’un monstre de fumée la mange de l’intérieur… ou a-t-elle seulement des sensations ?
La jeune fille en face d’elle… existe. Elle bouge. Elle parle. Agnes le voit et l’entend, mais n’arrive pas à déterminer quels sont ses gestes et ses paroles. Aussi fort qu’elle tente de se concentrer sur elle, sur le présent, sur son existence, les sons font écho dans son crâne sans n’avoir le moindre sens.
« Eghck. »
Ou tel est le son qu’émet Agnes, son corps recommençant à trembler légèrement. Elle s’efforce de se relever, du moins assez pour faire face à son interlocutrice. Elle ne la voit cependant toujours pas – elle essaie, pourtant, de commander à ses yeux de regard face à eux. Tout est toujours aussi flou, aussi abstrait, et son corps balance de droite à gauche, ne semblant pas trouver d’équilibre, bien qu’Agnes soit correctement posée sur ses deux genoux, les mains au sol.
Tout tourne toujours dans son esprit, et elle commence à avoir légèrement envie de vomir.
« Si seulement tout pouvait se terminer. », se dit-elle, mais cette même pensée lui rappelle l’impossibilité de la chose, et ne fait que la blesser plus encore.
« Ugh. », sort cette fois-ci.
Voilà de sons peu délicats pour l’exemple de douceur universelle qu’est Agnes, mais ils sont les seuls qu’elle parvient à émettre ; et peut-être sont-ils même les seuls à pouvoir résumer ce qu’elle ressent.
Elle se sent mal, si mal – et elle peut à la fois définir, et ne le peut pas, ce qui cause ce mal-être. Cette envie de vomir.
Cette envie de mourir…
Chose en laquelle elle vient de perdre espoir.
Quelle horreur. Pauvre Agnes.
Son cœur se serre, alors qu’elle se stabilise physiquement. Elle ne voit pas encore en face d’elle mais son esprit semble s’aérer.
Elle a soudain envie de rire tristement. Un peu pleurer peut-être. Elle ne fait rien de tel, mais un triste et doux sourire s’affiche sur ses lèvres malgré ses sourcils arqués de souffrance. Enfin elle voit. Elle voit la même jeune fille que tout à l’heure, toujours seule, accroupie face à elle, l’air irrité.
Ha. Haha.
C’est bien triste, oui ; elle est bien triste, la vie d’Agnes.
Ou peut-on toujours parler de vie ?
C’est Agnes qui est bien triste. La tendance n’a pas changé. Comment a-t-elle pu penser, une seule seconde, que ses souffrances s’arrêteraient un jour ? N’est-elle pas née pour souffrir ?
N’existe-t-elle pas pour souffrir ?
N’est-ce pas là le sens de sa vie, souffrir ?
Ha. Haha.
« Allez. On se lève, Agnes. », se dit-elle, et ainsi fait-elle.
On se lève et on continue. Comme d’habitude – on a l’habitude.
« Je suis désolée, mademoiselle. Je vais vous suivre. », dit-elle, de sa voix de nouveau douce, délicate, et si mignonne.
Agnes est peu bavarde, c’est un fait ; et surtout, dans cette situation, elle serait parfaitement incapable de justifier ce qui vient de lui arriver.
Et si elle est morte, elle vient bel et bien de sentir en son cœur quelque chose disparaître.

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MessageSujet: Re: Panique.   Sam 08 Juil 2017, 01:02


Comme la jeune fille ne semble pas aller beaucoup mieux — pour ne pas dire plus mal ; son état est difficile à appréhender — Styx laisse les traits de son visage s'adoucir peu à peu en mine inquiète. Ses bras restent posés sur ses genoux et elle assise sur les talons, regard rivé sur les soubresauts de la nouvelle arrivante et les sons incohérents qui lui filent entre les lèvres.
D'après le calme olympien de la garde, la situation ne semble pas exceptionnelle.
Elle n'est sans doute pas rassurante pour autant.
Tout le temps que la demoiselle prend pour se calmer, revenir à elle et relever la tête, Styx reste silencieuse et attentive. Elle ne baisse ni sa garde ni le regard, prête à intervenir au moindre problème. Que ce soit une crise de nerfs pure et dure, un écart de conduite ou un geste violent, elle se doit de parer à toutes les possibilités ; cette pièce, cette fille et sa propre personne sont toutes sous sa responsabilité, après tout.

La notion lui est importante.

Complaisante quoique toujours soucieuse, la garde se redresse en même temps que la décédée et hoche la tête.

« Ce n'est rien. Le trajet ne sera pas long, ne vous en faites pas. Ça ira mieux ensuite. »

Doucement, elle se rapproche de la porte. Elle l'ouvre d'un geste prudent ; ceci fait, du bras, elle signale à la demoiselle de passer la première.

« Ne vous éloignez pas de moi, en revanche. Je ne voudrais pas vous perdre. »

Ou devoir vous ramener par la force.
Mais peu importe.

► Un RP va être ouvert pour vous dans les Bureaux. Veuillez y répondre dès que ce sera chose faite.

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Panique.

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