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 Asylum

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John Lester Messages : 15
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MessageSujet: Asylum    Lun 17 Avr 2017, 19:48


Blanc, blanc, blanc.

Tout autour de lui était parfaitement blanc. Il avait cru, tout d'abord, à un tour de son cerveau, un éblouissement de quelques secondes lorsque l'on ouvre les yeux dans une pièce avec une forte luminosité. Mais non, son cerveau fonctionnait très bien, et tout était si blanc. John n'avait rien contre la couleur - ou l'absence de couleur - en général, mais une pièce aussi blanche, aussi impeccable, ça cachait quelque chose. Des pièces impeccables, c'était chez les riches. Chez eux, il y avait toujours quelque chose qui traînait, de la poussière sous les lits. Ils avaient d'autre choses à faire que d'astiquer leur petite maison toute la journée, et pas les moyens de payer quelqu'un pour le faire. Le problème avec cette conclusion, c'était que les seuls riches qu'il connaissait assez pour se retrouver dans leur maison, aurait été les Bradford. De un, ils n'avaient pas de pièces ainsi, désertes et juste blanche. De deux, il n'avait rien à faire chez les Bradford. Ou alors, ça ne pouvait pas se finir bien.

Il s'était redressé dans un état de confusion très désagréable. John n'aimait pas le changement, et ça, ça ressemblait à un très gros changement. Clairement, il n'en voulait pas. Il était resté assis pendant ce qui semblait être des heures sur le sol froid, clignant des yeux, balayant la pièce du regard, hagard. Ses yeux avaient du mal à s'adapter à la luminosité, au manque de meubles. La pièce reflétait un état d'esprit froid. Qui qu'il était, il ne devait pas être quelqu'un de bien sympathique. S'aurait été le type de Riley, une chambre blanche dans laquelle il l'aurait enfermé juste pour le rendre fou, et l'espace d'une instant, cette hypothèse lui sembla réelle. La colère lui monta au cerveau aussi vite qu'elle disparue. C'était absurde, complètement absurde, qu'une simple pensée puisse le rendre fou de la sorte. Il n'était pas si faible, non, il ne l'était pas.

Une fois qu'il eut réaliser que la pièce n'allait pas soudain se métamorphoser en son pire cauchemar, il fut encore plus confus. Il n'y avait juste pas d'explication plausibles. Ses pensées tournaient, viraient, se mélangeaient, mais rien qui ne pouvait expliquer sa présence dans cette pièce. Ni cette pièce d'ailleurs. Une représentation du paradis? Il n'était pas mort, ça n'avait pas de sens. Un hopital? Aucun ne ressemblait à cela. De plus, tout était si silencieux que ça ne pouvait pas être un lieu public du genre. C'était oppressant, et encore, le mot était faible. N'ayant pas confiance en ses jambes, ni en rien d'autre, il avait décidé de rester assis, yeux rivés sur l'horizon sans vraiment voir.

Peut-être qu'il était simplement fou.

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Kharon Masculin Messages : 6
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MessageSujet: Re: Asylum    Dim 02 Juil 2017, 16:49



Dans le même mouvement que l'ouverture de la porte laisse soudain entrer quelques couleurs dans la pièce blanche, Kharon apparait sur le seuil et pose les yeux sur le nouvel arrivant. Il ne lui faut alors pas plus d'une seconde pour poursuivre son chemin, entrer tout à fait dans la pièce, le geste leste et le regard vif, et fermer la porte derrière lui sans heurt ni accroc.
Le mur retrouve son apparence presque lisse. Le garde, lui, ne lâche pas l'homme du regard.

Courtois et poli, dos droit et jambes bien campées au sol, il plie le bras puis s'incline doucement.

« Monsieur. »

Alors qu'il se redresse, une main distraite vient discipliner quelques mèches de sa frange avant que ses bras ne reviennent pendre sagement le long de son corps.
Il n'a pas l'air particulièrement nerveux ou désagréable mais, d'une certaine façon, il n'a pas l'air grand chose non plus. Son visage reste aussi neutre et professionnel que sa gestuelle.

Professionnel. C'est ça. Le mot semble adapté, probablement.

« Navré de devoir vous l'annoncer, mais vous êtes mort. Je suis ici pour vous escorter jusqu'aux personnes chargées de vous expliquer les conséquences de votre décès ; si vous voulez bien me suivre, ce ne sera pas long. »

Vous pouvez suivre Kharon directement ou refuser de coopérer.

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John Lester Messages : 15
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MessageSujet: Re: Asylum    Dim 06 Jan 2019, 18:39

Une porte s'ouvre du néant. Du blanc sur du blanc sur du blanc. Il est certain qu'elle n'était pas là avant, mais le fait est qu'elle est là à présent et John a l'impression de perdre complètement la boule. Un homme rentre, et, immédiatement, John a envie de lui mettre un poing dans la figure. Puis, lorsque ses yeux glissent sur ses cornes, son sang se glace dans ses veines. Il doit être fou, vraiment fou, ou bien il est en enfer.

Il espère vraiment qu'il est fou.

L'homme referme prestement la porte et elle disparaît aussi vite qu'elle est apparue, mais l'attention de John est à présent portée entièrement sur l'homme. Il est d'apparence banale mise à part ses cornes et ses yeux, violets et lourds sur lui. John reste collé au sol, seule chose qu'il a l'impression est réelle sous lui.

Il doit être en plein délire.

Son 'Monsieur' pèse dans l'air. Il a une voix normale, mais elle tranche tellement avec l'étouffant silence qu'elle coupe le souffle de John. Ses yeux, grand ouverts, suivent chaque petit mouvement que le monstre fait. Au moindre mouvement suspicieux, son corps est prêt à bondir; il n'est pas assez glacé par la peur pour la laisser le dominer, mais pas assez fou pour faire un mouvement inconsidéré.

Si tout cela est réel, il doit garder son sang froid s'il veut s'en sortir.

« Navré de devoir vous l'annoncer, mais vous êtes mort. Je suis ici pour vous escorter jusqu'aux personnes chargées de vous expliquer les conséquences de votre décès ; si vous voulez bien me suivre, ce ne sera pas long. »

Il est certain que tout cela est une vaste blague, de très mauvais goût.

Mort? Lui? Il se sent parfaitement en vie.

Cette personne, ou ce monstre, peu importe le terme, est très clairement folle, et il doit faire attention. Enfin, il devrait, en théorie; en pratique, John est plus un homme d'action.

Il bondit sur ses pieds, heureux de trouver ses jambes stables sous lui. Ses yeux oscillent entre l'endroit où est censée se trouver la porte et le monstre. Il pense avoir le dessus physiquement, mais rien n'est certain.

« Je ne vous crois pas,
crache-t-il, optant pour une posture très nettement offensive. Vous êtes de mèche avec Bradford, n'est-ce-pas? »

Il n'y a pas d'autres personnes qui se joueraient de lui de cette façon. Si c'est Riley, alors, certainement, il trouverait un moyen de s'associer à un monstre pour le tourmenter.

Ça ne marchera pas.

Il ne fait pas d'autre mouvement, ni n'essaie de l'agresser. Pour l'instant, il va essayer de la jouer défensive. Au moindre signe d'agression, il improvisera.

Ses poings sont toujours fidèles à eux-même.

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MessageSujet: Re: Asylum    

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