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 Boom boom boom | Libre.

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MessageSujet: Boom boom boom | Libre.   Lun 24 Avr 2017, 14:38

02|04|17


Pour dire les choses comme elles sont, Delhan ne fut pas mécontent de dégager les emmerdeurs de l'accueil de son espace vital. Le sac d'uniforme de taulard jeté négligemment sur son épaule, le punk se tira sans demander son reste dès qu'on lui laissa plus que les deux secondes nécessaires pour épeller son nom.
En tout cas, le moins qu'on puisse dire de cette ville, quel que soit son nom - et qu'il s'agisse d'une vraie ou d'un décor en carton-pâte, doute auquel il allait finir par se faire - c'est qu'elle respirait pas la joie. Ca craignait pas et c'était propre, mais putain que c'était gris. Delhan jeta un regard presque méprisants aux pavés qui ne lui avaient rien fait, tant il lui semblait que les petites pierres avaient été amenées ici de force à grands coups de ceinture sur les arètes. Il prit aussi un moment pour jauger les baraques du regard ; en conclure que le coin se la jouait façon retour au Moyen-âge. Regretter presque Galeone, où au moins le paysage faisait la bonne grâce à ses habitants de se lever le matin.

La vue des baraques rangées au garde-à-vous le long d'une grande allée lui tira un soupir qui chuinta entre ses dents. Et allez. Il aurait dû s'en douter, tiens. Maintenant, il y avait 50% de chances pour qu'il finisse lobotomisé dans 2 semaines, 50% de chances pour que Shōren lui tombe dessus au coin d'un bâtiment.
Mis à part le fait qu'il n'avait toujours pas accepté l'idée de rester ne serait-ce que 2 semaines dans ce trou, il ne savait pas bien quelle option était préférable pour sa santé.
A Dieu va. Le Dieu des cocotiers et d'un foutu soleil qu'il ne risquait pas de revoir de sitôt. Delhan localisa la D et ouvrit la porte d'un coup sans se soucier de s'annoncer.

« Yo. 'paraît qu'il y a une piaule libre dans le coin. »

Un ou deux hurluberlus lui retournèrent un regard perplexe dont il ne se formalisa pas. Trop occupé à balayer l'espace des yeux, et à songer que s'ils laissaient la porte ouverte comme ça, vu la tronche des bestioles à l'extérieur, ils allaient se faire égorger pendant la nuit et ce serait bien fait pour eux.
Passons. N'attendant pas de réponse de toute façon, le jeune homme traversa le vestibule en laissant la porte ouverte, et grimpa le premier escalier venu - chambres, escalier, ça il connaissait, il avait le radar. Arrivé sur le pallier, Lhan ouvrit la première porte à sa droite avec le plus grand respect de la vie privée que cette maison ait sûrement pu voir depuis des années.
Ok, celle-là était occupée, vu la déco.

« Wow, c'est moche ici. » Claquement de clenche.

Pas découragé - enfin pas plus que de raison - le jeune homme ouvrit la deuxième porte. Une protestation sonore se fit entendre de la part de l'occupant de la chambre, à qui il manquait un peu trop de fringues pour être socialement présentable.

« Erf, là aussi. » Lhan l'ignora et referma la porte sur son propriétaire avant de se prendre un truc dans la gueule.

Coup de bol pour son intégrité physique, la troisième porte fut la bonne. Elle s'ouvrit sur une pièce vide à l'exception du mobilier de base, blanche, avec l'air de sortir d'un catalogue et de n'avoir pas été occupée depuis les dinosaures. Ouais, mieux. Enfin, "mieux". A un moment de sa vie il aurait considéré le moindre carton sec comme mieux aussi, alors pas sûr que cette appréciation ait valeur de référence.
Cela dit, la déco c'était pas sa préoccupation première, alors le punk se contenta d'entrer et de balancer son maigre bagage sur le lit. Puis il alla ouvrir la fenêtre. Constata que c'était aussi moche vu de dedans que de dehors. Considéra l'idée de marquer son territoire sur les murs de manière plus ou moins hygiénique, mais renonça puisque de toute façon, à priori, c'était lui qui allait crécher là.


Deux minutes plus tard, le jeune homme avait redescendu les escaliers pour venir s'appuyer, bras croisés, au chambranle de la porte de la cuisine, dans laquelle se trouvai(en)t le(s) specimen(s) qu'il avait pu apercevoir rapidement en entrant dans la baraque.
Ouais, c'était le quart d'heure étude zoologique.
Delhan considéra son/sa/ses colocataire(s) tout(e)(s) neufs(ve), le temps d'enregistrer sexe, aptitudes physiques, potentialité à lui mettre un poing dans la gueule et QI à priori. Un petit moment de silence bien reposant.
Puis il lança d'un ton presque neutre :

« Bon alors, sinon c'est quoi le délire ici, gangbang tous les soirs ou. »

Il fit le décompte d'un doigt circonspect, formulant silencieusement les chiffres du bout des lèvres. Ouais, à quatre, c'était un peu léger quand même, mais bon. Chacun sa culture, hein.

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#3B4C4E


Dernière édition par Delhan L. Marshall le Mer 26 Juil 2017, 23:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Boom boom boom | Libre.   Dim 14 Mai 2017, 03:23

Maksym, matinal et de bonne humeur, avait arraché la porte du placard et avait paniqué deux secondes – deux très longues secondes durant lesquelles il avait geint comme un petit garçon avec une peur bleue du martinet – avant de la poser contre le mur et de soupirer. Sa mère ne l'avait jamais frappé à coups de martinet et la police ne risquait pas de débarquer tous flingues en l'air pour un placard défoncé. Au pire, Deloris allait se foutre de sa gueule et Firmin allait lui sortir une blague sur les portes de placard (si, si, depuis qu'il l'avait rencontré il était sûr que ça existait) et ils allaient bien en rire.
Puis ensuite il irait dégoter de la colle et –

Bam.

« Yo. 'paraît qu'il y a une piaule libre dans le coin. »

Par pur réflexe, même si le connard qui avait défoncé l'autre porte ne portait pas d'uniforme de policier, Maksym se mit devant son criminel forfait, histoire que personne ne puisse voir que la porte qui manquait se trouvait par terre. L'inconnu n'en avait de toute évidence rien à foutre vu qu'il traversa la cuisine pour monter à l'étage, plus préoccupé par la piaule libre en question que le mobilier maltraité par son futur colocataire. Encore ébahi par cette entrée très synchrone avec son meurtre involontaire, Maksym se pencha vers l’escalier, curieux de voir si le malappris allait redescendre aussi sec. Un cri étouffé lui fit savoir qu'il avait dû réveiller la belle au bois dormant de la maison et son côté « chevalier en armure » faillit monter avec le flingue imaginaire qu'il cherchait toujours à sa ceinture ; le silence précédé d'un nouveau claquement de porte le rassura. A priori, le mec avec la coiffure chelou n'avait pas violé ni traumatisé sa colocataire. Cool. Il allait pouvoir remballer ses poings et sa bombe lacrymo imaginaire.

Hésitant à revenir à ses oignons (ou en l'occurrence, ses céréales bizarres), Maksym se balança un moment au pied des escaliers. Puis, jugeant que l'attaque radioactive était passée, partit à la recherche du lait aussi bizarre que ses céréales – depuis qu'un mec lui avait dit que le lait qu'il tenait était produit par des fleurs, il le regardait de travers avant de s'en servir. Mais bon, hein, puisque ça avait bon goût et que c'était pas du mercure empoisonné...

De toute façon, raide mort comme il l'était, aucun risque de crever, hein ?
Ahaha. Mort de rire.

Ça faisait beaucoup de fois le mot « placard » dans ce foutu monologue, quand même.
Asphodèle avait mis son sens de l'humour en PLS.

Trop occupé à vérifier que son lait n'avait pas de teinte verdâtre suspecte, Maksym n'aperçut l'intrus qu'en relevant le nez. Il le fixa un moment, sourcils froncés, à se demander pourquoi lui le fixait sans rien dire comme un méchant creepy de film d'horreur. Il lui avait poussé des cornes ou des ailes durant la nuit ou quoi ?

« Bon alors, sinon c'est quoi le délire ici, gangbang tous les soirs ou. »

Uh, what.
Le lait partit à côté du bol et Maksym poussa un juron très classe. Si ça c'était pas la meilleure entrée en matière au MONDE, il voulait bien se pendre avec sa porte de placard.

« Ouais, gangbang tous les soirs, et on tourne avec les mecs des autres maisons un week-end sur deux. (sans respect, Masym se saisit d'un torchon pour éponger ses cochonneries) C'est cool l'enfer, hein ? »

Sa voix avait cette note sarcastique de celui qui n'a pas encore tout à fait réussi à faire son deuil. Pour sa défense, il s'était préparé à enterrer sa mère, son frère à l'extrême limite ; pas sa propre personne.

Il aurait peut-être dû commenter sa coiffure avant de le suivre sur le gangbang.

___________________________________________________

You left me there,
Waiting at the bottom of the stairs,
With my eyes closed,
Holding my right hand in my left ;
There is no time for hesitation now,
You come or go.

Keep all my promises to break them,
I am no, oh no, innocent son.

You run rabbit, run !

You’re the antidote to everything except for me:
 
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MessageSujet: Re: Boom boom boom | Libre.   Sam 01 Juil 2017, 22:15

L'exercice, c'était bon pour la santé. Ça oxygénait le cerveau et ce n'était pas parce qu'il était mort que ça changerait quelque chose ; HAHAHA !
Courant à petite foulée dans les rues du quartier résidentiel, un sachet de viennoiseries dans l'une de ses mains, Firmin riait tout seul quand il ne chantonnait pas ou ne reprenait pas son souffle (parce qu'il avait trop chantonné justement).
Pas d'électricité, pas de radio. Quelle galère. Mais ça n'allait pas être ça qui allait l'arrêter, hein. S'il le fallait, il se trimbalerait avec un phonographe portable la prochaine fois. Ou un truc du genre, ça devrait bien exister ! Bah.

Un cri provenant d'une fenêtre fit levé la tête de Firmin par surprise, l'arrêtant par ailleurs dans son footing matinal. Hm ? Il resta là, le nez levé et l'oreille tendue au cas où une suite était donnée à l'alerte. Mais rien, à priori. Tant mieux, bien sûr ! Reprenant sa route comme si de rien n'était, le garçon n'aurait su dire pourquoi il gardait toujours un sentiment d'appréhension dans un coin de la tête, comme ça. Il n'y avait aucune raison que les choses se passent mal, non ? C'était en tout cas ce qu'on avait essayé de lui faire comprendre. Okay, pas de soucis. Sauf qu'éventuellement c'était son troisième jour à Asphodèle. Son troisième jour depuis qu'on lui avait fraîchement appris sa mort et que, à partir de maintenant, il vivrait sa nouvelle existence dans ce drôle d'endroit gris et sinistre. C'était presque aussi charmant qu'un film de Tim Burton, mais là n'était pas le problème.
Ouais. En fait, Firmin savait pourquoi garder le sourire semblait si difficile. Pourtant, il avait fait des efforts et n'était pas resté dans sa chambre la tête cachée sous l'oreiller. Ce n'était clairement pas du tout son genre. Il avait même eu la chance d'être tombé sur des colocataires vraiment sympas ! Et puis il y avait un Théâtre et tout, il ne serait pas dépaysé. Ce n'était qu'une question d'habitude. Il supposait.

Tout comme ce serait une question d'habitude avant qu'il ne reconnaisse sa maison. Les bâtiments se ressemblaient tellement que finalement, arrivé au bout de la rue, le jeune homme concéda que quelque chose n'allait pas et fit demi-tour jusqu'à la bâtisse d'où il avait entendu un cri. Oh. Ah mais tout s'expliquait en fait, comment avait-il pu ne pas y penser !
Un sourire s'étendit sur son visage alors qu'il passait la porte laissée grande ouverte. Même ça il ne l'avait pas remarqué, ha ! Silly Firmin. Enfin, quand même, il la referma instinctivement (lui) et ne parut pas le moins du monde surpris de voir un inconnu dans la cuisine avec Maksym. Fidèle à lui même, il s'ajouta merveilleusement à l'ambiance :

« HEEEY, SALUUUU~UT ! »

Grand sourire rempli d'enthousiasme aux lèvres, ses mains se posèrent sur ses hanches pour admirer le grand bordel. Il ne se rappelait pas que la cuisine avait été dans cet état-là en la quittant tout à l'heure-là !

« C'est la fête dès le matin à ce que je vois, héhéhé ! »

Ricana-t-il gentiment.

___________________________________________________


• • • #2BBAA2
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MessageSujet: Re: Boom boom boom | Libre.   Sam 15 Juil 2017, 03:29

Que ce soit très clair : Deloris n'avait rien ni contre les lève-tôt, ni contre les couche-tard, ni contre les petits oiseaux à la fenêtre ou les rayons du soleil à travers les volets. Quand elle dormait, elle dormait. Point. A moins de venir tambouriner à sa porte ou chanter la Macarena dans le couloir adjacent, ce n'étaient pas des petits pioupious ou des rires débiles au rez-de-chaussée qui risquaient de la faire se retourner dans le lit ou plaquer un oreiller frustré contre ses tympans fragiles — Dieu merci, d'ailleurs, parce qu'elle avait quand même longtemps vécu dans un étage étroit avec un parent et demi et deux adolescents. Du bruit, il y en avait quasiment tout le temps.
Et bon, d'accord, elle avait toujours été la plus bruyante de la maison. Mais ça ne voulait pas dire que les autres étaient silencieux. Sa qualité de lourde dormeuse lui était utile en toute situation et lui revenait de droit ; elle ne comptait laisser personne la lui voler.
Allongée sur le côté, oreiller sur la tête, la jeune femme étouffa un grognement de désespoir.
Rectification : elle n'aurait jamais dû laisser personne la lui voler.
C'était l'enfer.

Décidant qu'il ne servait à rien de rester allongée là comme une vieille étoile de mer à maudire un sommeil qui ne viendrait pas, elle jeta les couvertures au pied du lit façon attaque terroriste de grande envergure. Les draps se plissèrent sous ses pieds avec une facilité décevante ; les tasser du talon, étrangement, ne lui apporta pas plus de satisfaction que ça.
A défaut d'autre chose, elle entreprit donc de laisser ses jambes s'écraser sur le tas à répétition.
Rien de mieux qu'un peu de gymnastique matinale, hein. Elle gardait une forme admirable grâce à ses idioties.
Si tant est qu'elle pouvait la perdre, sa forme admirable.

Urghhh.

Le pire, dans cette histoire, c'était de savoir que son attitude n'avait rien de bizarre. C'était normal de se sentir mal, un peu déprimée, un peu insomniaque après avoir appris son propre décès à l'âge canonique de vingt-quatre ans. Ne pas penser à ses proches s'était avéré plus difficile que prévu. Ils lui manquaient. Son lit aussi. Sa maison aussi. Ses rues et ses voisins aussi.
Elle avait beau rire comme une abrutie sans cervelle, ça ne faisait pas d'elle un monstre sans cœur.
Lèvres pincées, elle se redressa et passa les jambes par-dessus le lit.

Allez. Inspire, expire. Ça va aller.

Ça finissait toujours par aller. Le temps guérit tout les maux, comme on dit — ou une autre connerie intelligente du genre. Tout les proverbes se valaient.

En attendant, elle avait du temps à tuer et une tenue à —

« Erf, là aussi. »

... Enfiler.
A peine consciente de l'exclamation outrée qui était spontanément venue répondre à l'intrusion, Deloris en poussa une nouvelle.
Ce n'était pas son genre de se sentir pudique, mais il lui restait malgré tout de légers souvenirs de décence ; or elle n'avait pas de haut, là. Du tout.
Et puis c'était qui, lui, d'abord ? Le plombier ? Le strip-teaseur ? Le facteur ?
Sourcils froncés vers la porte close, elle se retrouva debout en deux temps trois mouvements, prête à aller en découdre avec l'intrus vite fait bien fait. Elle connaissait ses colocataires, hein, elle n'était pas complètement débile non plus. Maksym ne ressemblait pas à ça, Firmin ressemblait encore moins à ça et si elle venait d'imaginer un punk à sa porte, alors elle voulait bien se faire nonne.
Elle manquait un peu de sommeil, okay, mais pas à ce point-là. Non mais oh. Sérieusement.
Trouver un t-shirt propre et l'enfiler lui prit un temps infini, excitée comme elle l'était, aussi décida-t-elle en enjambant ses souliers et le bordel relatif de la chambre qu'une jupe aurait été définitivement superflue. Ce n'était pas comme si leurs yeux risquaient de tomber par terre de la voir jambes nues.

Arrivée en bas des escaliers, elle traça une ligne droite jusqu'au bruit familier des voix dans la cuisine.
Enfin, presque familier, songea-t-elle en dévisageant le dos de l'autre inconnu de service, planté dans le passage comme un bienheureux. Il se croyait où, à squatter ses portes comme ça ?
Histoire de faire passer le message, elle emboutit élégamment son épaule de la sienne pour rentrer et vint se planter à quelques pas de lui, bras croisés.

« Si un de vous deux a ramené ce type pour un gangbang, lâcha-t-elle de son meilleur ton boudeur, recollant comme elle pouvait le peu qu'elle avait compris de la conversation, je vous préviens que je suis pas d'accord. »

Elle ne le connaissait même pas, wow. Un peu de compréhension.

« Mais j'accepte les strip-tease. »

___________________________________________________


« When she woke up late in the morning light, and the day had just begun
She opened up her eyes and thought : "Oh, what a morning !
It's not a day for work, it's a day for catching tan ;
Just lying on the beach and having fun." »

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