Partagez | 
 

 Faites l'amour, pas la gue-guerre.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
- C 04 092010 70 02 C -
- C 04 092010 70 02 C -
avatar
Masculin Pseudo : Nii'

Messages : 71
Coincé depuis le : 08/11/2014



DOSSIER
Nombre de décès  : //
Circonstances des décès  :
Métier  : Assistant événementiel.

MessageSujet: Faites l'amour, pas la gue-guerre.   Dim 25 Juin 2017, 03:41

Franchement. Franchement. Il y avait de l'abus.
Mais alors vraiment.
Et puisque c'était lui qui le disait, armé de tout son bon-vouloir et de son inénarrable bienveillance, alors ça ne pouvait être que vrai. Il prendrait le Ciel à témoin, s'il le fallait. Enfin, le Ciel ou n'importe quelle divinité censée veiller sur eux ici, en tout cas — aussi occupée soit-elle, elle devait bien avoir trois minutes à lui accorder pour tenter de faire rentrer dans la tête d'Isaure que non, sortir le nom de Jules plus d'une fois par jour n'était pas plus acceptable que de diriger son foutu fichu caractère et sa frustration contre lui. Il jugeait ne rien avoir fait du tout pour mériter de se prendre sa mauvaise humeur dans la figure ; de son côté, apparemment, elle considérait juste être honnête — ou quelque chose comme ça, en tout cas. Il n'avait pas tout écouté jusqu'au bout.
Aussi jolie soit la voix d'Isaure, elle avait l'art et la manière de la rendre juste insupportable. Il n'avait aucune idée de comment elle faisait ça. C'était un truc de fille, à mettre dans le même tas que les sourires suffisants et les petits rires outrés dont il ne savait jamais quoi penser. Il voulait bien être gentil et se considérait un minimum intelligent, mais il n'était pas programmé pour lire entre les lignes et deviner quand mademoiselle voulait parler ou pas, quand elle était d'humeur à supporter la critique ou pas et encore moins quand Jules avait osé lui dire ceci ou cela et que oh, bien entendu, il était totalement censé être au courant et ne pas enfoncer le clou. Quel homme insensible, franchement. Le pire petit-ami.

Honte sur lui.

Il n'était plus trop sûr de quand au juste il avait commencé à élever la voix, mais jugea que ça avait dû être mérité de toute façon ; qu'il n'y ait personne d'autre dans le salon, tant qu'à faire, ne l'avait pas aidé à vouloir se la jouer moine bouddhiste. Sentir les yeux de quelqu'un d'autre posés sur son dos, en train de le juger, de l'observer, de noter la moindre de ses erreurs, lui donnait bizarrement moins envie de passer pour le colérique intolérant de service.
D'autant qu'il ne l'était pas. Isaure était juste très chiante.

« Pourquoi on se fâche tout le temps à cause de JULES, hein ? » lâcha-t-il brutalement, exaspéré.

Il n'en avait aucune idée, en fait.
Ou peut-être que si. Mais c'était tout aussi bien de ne pas y penser.
Axel pouvait admirablement bien gérer qu'Isaure ait des amis au masculin, et ça ne le gênait pas plus que ça de la voir sortir Dieu sait où faire Dieu sait quoi — il n'aimait pas l'idée de fliquer sa copine ; s'il n'était pas capable de lui faire confiance, ce n'était même pas la peine. Non, il se trouvait plutôt mesuré à tout les niveaux. Pas contraignant. Il n'aurait même pas bronché s'il l'avait retrouvée en train de rire comme une bécasse avec Callum (ou juste un peu), mais l'entendre critiquer Jules ?
Haha, wow.
Ça, il ne pouvait pas.
Déjà qu'il n'appréciait pas le type à la base, avec ses airs de misanthrope grincheux, à vous traiter d'hypocrite quand vous essayiez juste d'être gentil et poli, mais en plus il fallait qu'elle le ramène à toutes les sauces. Comme s'il en avait quelque chose à faire de ce qu'il lui avait raconté de cruel quand elle l'avait croisé — puis pourquoi elle n'arrêtait pas de le croiser, d'abord, si elle le détestait tant que ça ? Sérieusement.

Histoire de marquer son mécontentement, il envoya un coup de talon dans le canapé.
S'il avait su qu'après la mort il continuerait de se prendre la tête avec des filles pour d'autres garçons, il ne se serait pas autant inquiété. C'était comme à la maison, hein.

S'il faut :
 

___________________________________________________


« Close my eyes and then cross my arms,
Put me in the dirt, let me dream with the stars.
Throw me in a box with the oxygen off ;
You gave me the key then you locked every lock.
When I can't breathe, I won't ask you to stop -
When I can't breathe, don't call for a cop.
I was naive and hopeful and lost ;
Now I'm aware and trapped in my thoughts. »

I'd like to be proud, but somehow I'm ashamed :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
- A 09 112011 15 00 A -
avatar Féminin Messages : 24
Coincé depuis le : 16/11/2014



MessageSujet: Re: Faites l'amour, pas la gue-guerre.   Lun 26 Juin 2017, 21:43


Isaure allait probablement le jeter par la fenêtre s'il ne se défenestrait pas tout seul, le Axel. Il y en avait ras le bol de ses crises pour un oui ou pour un non, et plus pour un non, d'ailleurs. Elle ne voyait pas ce que c'était, son problème, à part être franchement chiant, et elle n'avait pas vraiment l'habitude de se disputer avec les mecs avec qui elle sort, honnêtement. D'habitude, à partir du moment où le mec se montre chiant, elle en finit juste là, over, parfait. Mais, Axel. De un, ils vivent ensemble, par pur hasard, bien sûr, mais ça mettait une certaine limite à leur éloignement, parce que clairement, elle allait pas déménager juste parce que Monsieur est insupportable, okay. De deux, elle a pas vraiment envie de le quitter, Axel. Elle l'apprécie beaucoup, et il est plutôt charmant dans la vie de tous les jours, jusqu'à ce qu'ils commencent à se disputer comme deux poissonniers concurrents l'un à côté de l'autre. Alors elle lui répond, et le ton monte et monte et monte encore jusqu'à ce qu'ils se crient juste dessus pour… Pour de la merde.

« Pourquoi on se fâche tout le temps à cause de JULES, hein ? »

Isaure laisse s'échapper une petit exclamation de surprise, à moitié plus d'air que de voix, une main sur le coeur. Elle qui était en train de faire les cent pas s'arrêtent brutalement en plus milieu de salon, yeux bleus trouvant aisément ceux d'Axel pour mieux le foudroyer du regard. Ils en revenaient toujours à lui, toujours à Jules. Isaure ne comprenait pas ce que ça pouvait lui faire qu'elle soit en conflit permanent avec le roux. Oui, okay, elle s'en plaignait souvent, mais si elle s'était battue avec, disons, Mariska, elle s'en plaindrait aussi souvent et là, il en ferait pas tout un plat! Incroyable. Qu'il le dise tout de suite s'il est jaloux, qu'ils en finissent une bonne fois pour toute avec ce problème d'ego masculin ou peu importe ce qui le rend si grincheux quand elle ose mentionner Jules. Elle se plaignait pas quand il parlait à Aurora, elle.
Elle passe une main rageuse dans ses cheveux - la même longue perruque brune qu'elle avait à son arrivé. Elle a bien assez de soucis dans son après-vie, alors elle n'a pas besoin d'un petit-ami jaloux.

"Je sais pas, pourquoi TU te fâches tout le temps à cause de Jules? J'aimerais bien savoir aussi, tu vois."

Tant qu'à faire, ce serait sympa d'être fixé sur le sujet, hein, avant qu'elle ne lui jette un plat à la figure de frustration. Elle n'est pas violente d'habitude, mais parfois Axel lui donne vraiment des envies de meurtre. Maintenant, elle peut un peu mieux comprendre sa mère lorsqu'elle claquait les portes à la maison; les hommes, c'est vraiment une grosse plaie.


___________________________________________________


#6677ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
- C 04 092010 70 02 C -
- C 04 092010 70 02 C -
avatar
Masculin Pseudo : Nii'

Messages : 71
Coincé depuis le : 08/11/2014



DOSSIER
Nombre de décès  : //
Circonstances des décès  :
Métier  : Assistant événementiel.

MessageSujet: Re: Faites l'amour, pas la gue-guerre.   Jeu 07 Sep 2017, 01:25

Face aux jolis yeux assassins d'Isaure, Axel se sentit détourner les siens. Il avait beau être en colère, il l'était de manière selon lui justifiée et contrôlée, sans excès, et sentir quelqu'un le fusiller du regard le mit aussitôt mille fois plus mal à l'aise qu'il n'aurait dû l'être. Parce que non, il n'avait pas à l'être : n'en déplaise aux nœuds de son estomac, cette fois, il n'avait rien fait de mal. Ce n'était quand même pas de sa faute si sa petite-amie faisait une fixette à peine chiante sur un type qui l'envoyait promener chaque fois qu'il croisait son chemin. Il n'avait rien demandé, lui.
Il voulait juste être tranquille.
Déjà que Jules en lui-même représentait tout un tas de problèmes qu'il n'aurait su ni n'avait envie d'expliquer, à le traiter d'hypocrite et à le regarder comme s'il était le pire des monstres cruels, il n'avait aucune envie qu'Isaure en rajoute et le ramène dans la conversation à toute heure du jour ou de la nuit. Ça dépassait les bornes, un point c'est tout.  Si elle ne voulait pas entendre parler de quelqu'un, elle, il n'allait pas en faire son sujet de discussion préféré. Ça relevait juste du bon sens. De la gentillesse. Autant de concepts élémentaires dont, apparemment, elle ne se souvenait qu'une fois sur deux.
Les cinquante pourcents du temps où elle ne mentionnait pas Jules, donc.

Et depuis quand c'était lui qui se fâchait tout le temps à cause de lui, hein ? C'était la meilleure, celle-là !

« JE ne me fâche pas, répliqua-t-il, bras croisés, maugréant entre ses dents d'une façon qu'il espéra un minimum calme et détachée (et qui, malheureusement, réussit juste à lui donner l'air grognon et vexé). Ça m'énerve juste que tu le ramènes H24. Tu parles plus de Jules que de n'importe qui d'autre, sérieux ! »

Et ça ne l'aurait pas autant énervé si ça n'avait pas été JULES, encore une fois. Elle aurait pu l'embêter à coller un beau garçon quelconque, mais non, il fallait qu'elle se la joue amour vache chelou avec le seul type qui le prenait de haut tout en affirmant que c'était lui, au contraire, qui le prenait de haut. C'était quand même bien la première fois qu'être beau et avoir l'air aimable lui causait autant de soucis avec quelqu'un.
Il voulait bien croire que monsieur soit du genre cible facile, frêle comme il l'était, sans compter ses problèmes d'élocution, mais il n'avait pas à payer pour tout les crétins qui avaient pu —

Un haut-le-cœur lui tordit les lèvres.
Je lui ai rien fait et c'est pas ma faute.

« En plus il me déteste. Sans raison. Donc hein. »

Ça ressemblait sûrement plus à une plainte débile qu'au commentaire mature et constructif d'un adulte cherchant à réparer les torts qui lui avaient été causés, mais tant pis. Isaure n'était pas franchement mature, elle non plus, et Jules n'avait vraiment pas son mot à dire quand il réagissait comme le pire des misanthropes.
Personne n'était mieux que son voisin, dans cette histoire, et ce n'était même pas ça le plus triste.

___________________________________________________


« Close my eyes and then cross my arms,
Put me in the dirt, let me dream with the stars.
Throw me in a box with the oxygen off ;
You gave me the key then you locked every lock.
When I can't breathe, I won't ask you to stop -
When I can't breathe, don't call for a cop.
I was naive and hopeful and lost ;
Now I'm aware and trapped in my thoughts. »

I'd like to be proud, but somehow I'm ashamed :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
- A 09 112011 15 00 A -
avatar Féminin Messages : 24
Coincé depuis le : 16/11/2014



MessageSujet: Re: Faites l'amour, pas la gue-guerre.   Ven 05 Oct 2018, 23:51


A l’entendre et le voir, le Axel, tout est de sa faute à elle. A chaque fois, c’est la même chose.  Elle veut bien admettre certaines de ses erreurs (pas toutes, faut pas exagérer, on est pas au pays de Candy), mais là, elle voit vraiment pas.

Ou un peu. Un tout petit peu. Mais c’est tellement plus simple de se disputer avec son gentil mec que d’admettre qu’on a tort. Que voulez-vous, une emmerdeuse fière et hautaine, même morte, reste une emmerdeuse fière et hautaine.

« JE ne me fâche pas. Ça m'énerve juste que tu le ramènes H24. Tu parles plus de Jules que de n'importe qui d'autre, sérieux ! »

Isaure lève les yeux au ciel. Bah oui, bien sûr, elle en parle tout le temps, tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes ! Elle peut faire exactement ça pour qu’il se rende compte qu’elle en parle vraiment pas si souvent que ça, hein. Au moins, ça le calmera peut-être. Ce serait incroyablement chiant et contraignant pour elle, mais par esprit de contradiction, elle le ferait. Si elle doit mentionner le nom de Jules à chaque fois qu’elle ouvre la bouche, elle le fera. On pourra pas dire qu’elle est pas dédié à son art.

« En plus il me déteste. Sans raison. Donc hein. »

Elle aurait presque trouvé sa petite moue mignonne si elle avait pas été aussi remontée de base. Après tout, comme elle se tue à se le rappeler pour ne pas lui jeter une chaise à la figure, elle l’aime bien, Axel. Il n’est pas son ennemi, il ne cherche même pas à la blesser ou à la rabaisser, il est juste humain, un peu jaloux, un peu immature. Et elle le sait, elle le sait pertinemment, pourtant… Pourtant c’est dur de ravaler sa fierté. C’est dur de casser les murs pour tout refaire, tout reconstruire sur un nouveau modèle. Ça fait mal, aussi, de se dire que toute sa vie n’est plus que des souvenirs.

Au fond, tout ce qu’elle veut, c’est rentrer chez elle, enlacer sa mère, rire avec Arnaud et…. Killian.

Malheureusement, quand elle cligne des yeux, c’est Axel qu’elle voit. C’est cruel, pour elle comme pour lui. Surtout pour lui. Pauvre garçon. Elle ne le mérite pas.

Dommage qu’elle soit si égoïste.

« Axel, sérieux. Tu parles de Jules là, le mec qui, genre, déteste sa propre ombre. Il aime PERSONNE. Arrête de bouder, merde. T'as pas 12 ans. »

Elle essaie tant bien que de mal de ne pas sonner trop exaspérée, trop énervée par la situation, mais elle n’a jamais été trop bonne diplomate. Si on la saoul, ça se voit tout de suite et elle s’en fiche complètement. Fallait pas être con.

« Enfin, si tu veux être son pote, surtout, te gêne pas ! Puis, t’as qu’à me larguer tu vas tout de suite gagner des points, j’t’assures. T’auras qu’à l’embrasser lui, hein, tant qu'à faire, puisque t’as l’air de bien l’aimer. »


Oui, bon, elle déforme les mots et les vérités, et alors ? L’important, c’est qu’elle aille le dernier mot, qu’il arrête de la faire chier pour un oui ou pour un non, et qu’ils finissent par se réconcilier avec un doux baiser. Tadam, THE END. Générique de fin et yada yada. Tout le monde est heureux et Jules va se faire voir.

Après-vie parfaite.

___________________________________________________


#6677ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Faites l'amour, pas la gue-guerre.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Faites l'amour, pas la gue-guerre.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» faites l'amour, pas la guerre, les capotes coûtent moins chères que les bombes nucléaires (posy).
» La guerre du Vietnam
» La Guerre Froide
» Je passe de l'amour total à l'agacement complet !
» Dans quelle arme serviriez vous en cas de guerre?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Before I Sleep :: Asphodèle :: Quartier d'habitations :: Maison C-