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 Dorothy Taylor ▬ « She's habitually paradoxical, a parallel perpendicular »

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Dorothy Taylor Féminin Pseudo : Nii'

Messages : 8
Coincé depuis le : 28/06/2017



DOSSIER
Nombre de décès  : //
Circonstances des décès  :
Métier  : lol

MessageSujet: Dorothy Taylor ▬ « She's habitually paradoxical, a parallel perpendicular »   Mer 28 Juin 2017, 04:32



And I'll defy everyone and love you still ; I will carry you with me up every hill.
And if you die before I die, I'll carve your name out of the sky ;
I'll fall asleep with your memory and dream of where you lie.
It may be better to move on and to let life just carry on, and I may be wrong -

Still, I'll try.

'Cause it's better to love,
whether you win or lose or die.
It's better to love,
and I will love you 'til I die.
Nom : Taylor, née Hadlow.
Prénom : Dorothy Maureen.
Surnom : Dottie, Dot.
Sexe : Féminin.
Âge effectif : 97 ans.
Âge apparent : 12 ans.
Arrivé depuis : A1, M10, J29.
Date de naissance : 12/12/1926.
Date de mort : 29/06/2024.
Orientation sexuelle : Bisexuelle.
Groupe : Quietus.
Nationalité : Australienne.
Langues parlées : Anglais ; vaguissimes notions d'italien et de français.
Ancien métier : Femme au foyer très retraitée.
Métier actuel : Femme au foyer ??
Casier Judiciaire


▬ Crimes commis :
▬ Circonstances du décès :
▬ Péché capital principal :
▬ Péché capital secondaire :
▬ Rapport à l'alcool :
▬ Rapport aux drogues :
▬ Addictions :
▬ Mauvaises attitudes récurrentes :
▬ A été victime :


Physique


« Down in the valley shone the bright neon signs »


Du bébé pas si potelé que ça à la vieille dame ridée et fatiguée, Dorothy a l'impression d'avoir été mille personnes tout à la fois. Jusqu'à ses vingt ans, compter les centimètres et les formes en plus fut une bénédiction ; et puis, au fur et à mesure, les miroirs cessèrent de la flatter autant qu'elle l'aurait voulu. Les rides l'angoissaient. Elle avait peur de perdre ses dents. De devenir sourde. Elle craignait de ne plus pouvoir courir, de perdre le souffle ou bien la tête ; de ne plus se reconnaître. Alors même si elle avait fini par s'accepter, par s'habituer aux changements, à la vie qui suit son court, rien d'étonnant à ce qu'elle soit ravie de retrouver l'agilité et la finesse de ses douze ans.
D'accord, elle s'aimait grande et mince. Mais si la mort lui a volé quatorze centimètres, son mètre cinquante-cinq a quelque chose de familier ; de pratique. Elle se rappelle avoir été capable de se glisser partout, bras en l'air, pas plus épaisse qu'une affiche lorsqu'elle filait comme un serpent entre deux pierres pour échapper aux bêtises de ses grands frères. Un peu moins mince qu'à l'adolescence — la poussée de croissance n'ayant pas encore pointé le bout de son nez —, courir partout et aider aux tâches ménagères comme extérieures lui a donné de bons muscles dans les jambes et un peu de force dans les bras. Elle ne détestait pas rester à ne rien faire, mais quand même ; elle préférait courir et explorer, les deux bottes dans la boue jusqu'aux genoux s'il le fallait. A douze ans, tant qu'à faire, elle n'avait pas beaucoup de formes. Enfin, elle n'en a jamais eu tant que ça, mais quand même — c'est juste venu plus tard. C'était cette drôle de période où elle oscillait entre enfance et adolescence, sans assez de hanches ni de poitrine pour lui éviter quelques "du calme, jeune homme" quand elle passait en courant, en bottes et en casquette sur le terrain des voisins.
Pourtant, elle n'a jamais détesté être féminine. Elle aimait enfiler de jolies robes le dimanche et agiter les orteils dans ses sandales préférées, celles avec un petit ruban bleu ; se coiffer, se faire complimenter. Seulement ce n'était pas pratique, tout ça. Or, Dorothy a toujours préféré privilégier sa liberté de mouvement. C'est qu'étant enfant, ça n'avait pas tant d'importance : on ne la jugeait pas encore trop sur ses manières et la façon dont elle présentait. Et puis en été, quand il pleuvait beaucoup et que le sol devenait boueux ou que la côte venait écraser des tempêtes ou des cyclones à leurs pieds, inutile d'espérer sortir et rester propre. Alors adieu, petites robes à fleur et jolis rubans ; les salopettes et les gros pantalons, au moins, elle pouvait se cacher dedans sans risquer de les salir irrémédiablement. Ce serait quand même bête d'abîmer ses ensembles préférés.
Pour ce qui est du visage, Dorothy l'avait encore un peu rond. Pas autant qu'un enfant, mais on peut définitivement voir qu'elle n'est pas trop vieille rien qu'à sa mâchoire trop douce. Son nez, qu'elle a toujours trouvé trop droit, trop long, ni joli ni féminin, aura au moins la gentillesse d'être un peu plus discret ; pas autant qu'elle le voudrait, mais un peu moins marqué qu'il ne l'a été la plupart de sa vie. C'est déjà ça. Plus de taches de rousseur sur les joues qu'elle n'en a gardé en vieillissant, un peu plus bronzée peut-être ; le même bleu ciel dans les iris, en revanche, et une belle épaisseur dans ses cheveux blonds. Ils pourraient l'être un peu plus, blond, tant qu'à faire — mais elle ne se souvient pas avoir un jour eu les cheveux si clairs que ça, et à douze ans ils s'étaient déjà bien assombris comparé à ce que ses parents ont pu lui raconter de sa petite enfance. Coupés au-dessus des épaules, elle n'a jamais aimé les avoir trop longs ; elle trouve plus d'élégance à une nuque dégagée qu'à de longues mèches dont on ne sait plus quoi faire. Ça ne l'a jamais empêchée de les coiffer et d'y faire attention. Elle aime y passer les doigts, les arranger comme bon lui semble, mettre la frange sur le côté ou se dégager le front : tant qu'on a de l'imagination, les possibilités ne manquent pas. Elle aime aussi beaucoup y poser des chapeaux, que ce soit pour se cacher du soleil ou juste faire joli. Les bijoux ont moins ses faveurs, tout simplement parce qu'elle a tendance à être maladroite et à soit les perdre, soit les oublier quelque part et mettre dix ans à les retrouver ensuite. Ils finissaient sous verre par peur d'être abîmé et, comme son mari aimait à le lui dire "ils sont fait pour être portés ; ça ne sert à rien, si tu les laisses là". Du coup, elle s'est résolue à ne plus trop en porter. Les seuls qu'elle a gardé et garde toujours sont son alliance, qu'elle gardera maintenant en pendentif à son cou, et une broche discrète en forme de coquillage que son père lui avait offert avant de partir à la guerre.


Caractère


« Yet I know where I belong, I got my peace of mind »


Dorothy a été la petite fille, la jeune fille puis la femme qui ne parle presque pas ; qui reste à l'écart, un peu gênée — mais aussi celle, sur un malentendu, qui soudain se sent à l'aise et qu'on n'arrête plus. Chaque fois qu'on venait voir ses parents et qu'on leur disait qu'elle était toute timide, ils ne pouvaient s'empêcher de rire. Parce que Dottie n'osait pas aller vers les autres, entamer la conversation, on la trouvait introvertie ; vite effrayée. Et il est vrai que souvent, elle a préféré se cacher derrière ses parents ou rester debout dans un coin, mains nouées devant sa robe, plutôt que d'aller discuter avec les autres. Il ne lui fallait pas tant de courage que ça pour se mêler à la foule, mais ça lui en demandait tout de même : et parfois, cette force-là, elle ne l'avait tout simplement pas.
En société, Dorothy répond doucement et rit beaucoup. Elle essaie de rester polie ; de ne pas commettre de faux-pas. Elle ne sait que trop bien de quoi sa spontanéité est capable, et doit faire des efforts conscients pour ne pas sortir des âneries aussitôt qu'elle les a pensées. "Tourne sept fois ta langue dans ta bouche, princesse" — sinon, tu seras ridicule ou tu blesseras quelqu'un. Elle fait de son mieux pour appliquer l'adage, mais bien souvent les mots lui échappent quand même. La plupart du temps, ce n'est pas bien méchant. Mais il arrive tout de même qu'on la regarde de travers, ou que sa remarque soit suivie d'un silence qui en dit long ; et s'il y a bien une chose qu'elle ne sait pas gérer, c'est la honte et la gêne. Elle rougit plus fort qu'une tomate bien mûre, se met à balbutier, perd ses moyens et, à moins qu'on ne la calme, finit inévitablement par partir aussi vite que ses jambes peuvent la porter. On lui a souvent dit qu'elle exagérait ; à ses yeux, pourtant, c'est justifié. La gêne lui donne envie de pleurer, et elle déteste pleurer en public. Ça ne se fait pas. Et puis c'est ridicule, et puis elle est moche, quand elle pleure — alors elle s'isole, maudit le monde, se déteste, tape des talons et attend qu'on vienne la sortir de sous la table en lui disant que tout va bien.
Capricieuse, Dorothy gonfle vite les joues et n'a jamais eu le loisir de trop apprendre le sens d'un non net et définitif. Ses parents avaient tendance à trop les gâter, à trop céder, et même sans le vouloir elle s'est habituée à ce qu'on lui donne ce qu'elle veut. Les cadeaux et la gentillesse placide de son mari ne l'ont pas aidée ; il a toujours tout fait pour la rendre heureuse, à quelque niveau que ce soit. Si elle voulait acheter quelque chose, on s'arrangeait pour qu'elle l'ait. Si elle préférait aller ici plutôt que là, souvent, on cédait. Comme elle n'a que rarement exagéré, il paraissait normal à son entourage d'accepter ses petits caprices. Du coup, quand on lui refuse quelque chose et qu'elle ne comprend pas pourquoi, ou que ça l'embête, elle boude. A douze ou quatre-vingt ans, ça a été la même chose : bras croisés, installée dans un coin, à attendre qu'on la remarque et qu'on s'excuse.
Excuses que, heureusement, elle n'hésite pas à faire. Quitte à s'étaler sur la personne en pleurant, elle est prête à se répéter un milliard de fois jusqu'à ce que l'offense soit pardonnée. Elle ne supporte pas qu'on lui en veuille ; les conflits doivent être réglés au plus vite, sinon elle panique puis déprime. Laisser le temps aux autres de digérer ou de réfléchir lui fait du mal, elle n'est pas très douée pour ça. Souvent, il faut lui répéter que ce n'est pas contre elle ; qu'on a besoin de solitude, que ça va passer. Se sentir inutile et vulnérable l'horripile, mais elle fait de son mieux pour patienter.
Puérile par nature, Dorothy aime rire de choses stupides et peut se montrer assez gamine sur bien des points. Elle est aussi très motivée, très énergique en quasiment toutes circonstances ; tant qu'elle n'est ni triste ni malade, elle se sent en devoir de s'activer d'une manière ou d'une autre. Marcher, rire, danser, cuisiner, faire le ménage... La journée est là pour faire tout ce qu'il y a à faire, et le soir est là pour se reposer. Elle y tient. A part sur la fin de sa vie, où la fatigue se faisait grandement ressentir, il était très rare de la voir lire ou juste rester assise avant que le repas n'ait été pris. Elle aime l'aventure ; l'adrénaline. Courir partout, attraper des animaux, faire découvrir des choses à ses proches, grimper — et, souvent, accidentellement terroriser son entourage. Elle est curieuse : adore la nature, le ciel, la mer, les collines et les montagnes. La ville l'étouffe, elle a besoin d'espace, d'endroits où elle peut faire ce qu'elle veut sans se demander si on la regarde, si on risque de moins l'aimer en la voyant être stupide comme ça. Devoir se plier au jeu des apparences l'ennuie un peu, mais c'est surtout la peur des faux-semblants qui l'a bien souvent poussée à se méfier des gens. Elle n'est tranquille que quand elle peut être elle-même, et elle craint souvent que les autres ne le soient pas tout-à-fait. Rien de bien méchant, bien sûr : mais pour former des relations à long terme, ça la bloque un peu plus.
Du reste Dorothy est ouverte d'esprit, et si elle peut se montrer réticente sur certains sujets, la politesse l'emportera toujours sur le reste. Elle a à cœur de rester au courant des choses, même si le plus souvent elle n'y comprend trop rien ; tant qu'il y a quelqu'un pour lui expliquer, ça lui va.
En amitié, l'australienne a toujours été du genre à vouloir partager les bons moments et garder les mauvais. Elle n'a jamais été très douée pour consoler ; elle peut enlacer et attendre que ça passe, mais les mots ne viennent jamais. Rien à faire. Être une oreille attentive, d'accord. Ça, elle sait faire. Mais dès qu'on lui demande un avis important ou que les pleurs empirent, elle aura tendance à paniquer et à chercher quelqu'un pour l'aider à gérer la situation — parce que clairement, toute seule, elle ne gère rien du tout. Ça ne l'empêche pas d'être attentionnée, volontiers généreuse, un peu hypocrite sur les bords quand l'honnêteté lui fait peur ; brusque mais pas brutale, parfois complètement à côté de la plaque mais le plus souvent de bonne humeur.
Même si positiver, c'est plus facile quand tout va bien.


Histoire


« I was born a country girl, and that just suits me fine »


"C'est la quatrième d'une fratrie de cinq ; elle a deux grands frères, une grande sœur et un petit frère. Elle nait au nord du Queensland en 1926, pas loin de la côte, et aime rouler dans la boue gaiement étant petite. Après il se passe plein de trucs dans sa vie jE SAIS PAS, ils déménagent en ville, y'a la guerre, les japonais craignent, son père part les tataner, elle fait coucou à deux trois bombes, son père revient tel l'homme badass qu'il est, elle grogne sur les jupes mais s'y habitue parce qu'elle veut se marier quand même et les pantalons plein de boue ben c'est pas chic. Après son père meurt quand même en 48, elle rencontre l'immigré britannique de sa vie, l'épouse à la volée, le suit à Sydney en pleurant, pleure encore pendant trente ans parce que la ville ça pue, pond deux enfants seulement parce que. Ben je sais pas, elle était faible, son corps a dit non c'EST FINI STOP MERCI. Après elle bubu ses bébés, les élève comme des super champions (enfin son mari le fait et elle encourage), câline son époux, regarde ses enfants faire des études fofolles auxquelles elle capte rien mais c'est pas grave ça a l'air bien, nage dans les chapeaux et les pantalons cools que son mari richegentil lui achète, regarde ses bébés se marier, et quand ils le sont tout les deux !!! Elle tire son cher et tendre chez les crocos de nouveau parce que c'est trop BIEN là-bas. La pluie, la chaleur, l'humidité, ahlalala. Le bonheur. Quelques cyclones aussi, mais rien de suffisant pour les tuer. Ils survivent encore à ce jour."

Bon, John a lolé dans les mines et après il s'est barré avec sa mifa en Australie.


     
« Requiescat in pace »
Pseudo : Non.
Âge : 200 ans.
Avatar : YO NEVER ;D
Comment avez-vous connu ce forum : Au bar gay du coin.
Autres : Je veux une chèvre.


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