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 of police visits, hot chocolates et daddies

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Macario Hierra Masculin Pseudo : Dayday

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MessageSujet: of police visits, hot chocolates et daddies   Lun 10 Déc 2018, 22:52

Pendant un court instant, Macario s'en était voulu d'avoir désobéi. Son estomac était allé jusqu'à se serrer face à la réprimande du policier. Cependant, alors qu'il était repoussé dans la pièce qu'il avait à peine quittée, le garçon se rappela qu'il était censé être chez lui, non ? Et que, pour quelque chose d'aussi anodin que de la casse dans la cuisine, il était tout de même en droit de réagir.
Il ne dit rien cependant, bien sûr, n'en ayant pas eu le temps. Aussi brusquement qu'ils étaient entrés dans leur petite vie, les forces de l'ordre en sortirent non sans laisser une drôle d'atmosphère dans la demeure. Un silence lourd qui laissait dire que ce n'était définitivement pas une bonne matinée pour tous.
Amal était finalement revenue parmi eux et, même si son absence n'avait pas duré si longtemps, Macario était heureux de la revoir et ce pas dans des conditions terribles comme les mains sur la tête ou menottée pour être menée jusqu'au poste de police. Pas le temps pour une trace de soulagement, cependant. Si elle semblait ne pas avoir été blessée physiquement par l'altercation, il n'osait imaginer ce qu'il en était mentalement. De même pour Donnie. Lui, en tout cas, était encore secoué et sans même attendre que quelqu'un ne se décide à briser le silence, il fondit sur Amal et la prit fermement dans ses bras.
Pour le moment, le pourquoi du comment, il s'en fichait bien. Les menaces, les questions à ne pas poser ... tout ça au placard. Il y avait plus important.

« Ils ne t'ont pas fait de mal, hein ? Tout va bien ? »

Bien était peut être un grand mot, mais le garçon ne réfléchissait pas à ce point à ses mots. Quelque chose était arrivé, il ne savait trop quoi et se sentait perdu. Déjà dépossédé de son ancien chez lui, voilà que l'on venait s'attaquer à ce qu'il lui restait dans cet autre monde. Cela ne faisait que lui remettre les pieds sur terre : Macario était très loin de chez lui.
Ce n'était peut-être pas forcément plus sûr, mais au moins il connaissait. Il avait un meilleur contrôle. Là ...

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Amal Khalil Féminin Pseudo : Never.

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MessageSujet: Re: of police visits, hot chocolates et daddies   Mer 12 Déc 2018, 15:47

Amal avait descendu les escaliers d’un pas tremblant, remuant son cerveau en compote pour trouver quoi dire à ses colocataires. Ils n’allaient pas la regarder, les yeux ronds, tout oublier et lui proposer une tasse de café ! Ça, non. Et puis, elle leur devait des explications : on ne se fait pas déranger au petit-déjeuner par la police sous aucun prétexte. Ça se saurait. On en parlerait.
Et elle, elle ne devait parler de rien.

Styx et Yehonatan sur les talons, ils lui donnaient l’impression de l’escorter à l’abattoir. Pourtant, elle ne repartait pas avec eux, et elle fut soulagée de voir que Donnie et Macario étaient en un seul morceau – quoiqu’alarmée qu’ils aient pu s’attirer des ennuis. La gorge serrée, elle laissa ses yeux noirs scruter le visage impassible de Yehonatan tandis qu’il leur conseillait une dernière fois de ne parler de rien ; elle espéra que les garçons lui obéiraient, car elle ne voulait pas donner plus d’informations qu’il ne le fallait. Elle aurait pu les mettre en danger. Elle se serait détestée pour ça.
Une fois la porte claquée, elle sentit ses jambes se transformer en coton mais les força vaille que vaille à la porter. Elle poussa un petit soupir, et remit un semblant d’ordre dans ses pensées. Bien, Amal, c’est le moment où tu dois les rassurer et leur jurer que tu n’es pas une criminelle multirécidiviste; garde la tête froide, sois calme, ne pleure pas, ne hurle pas, posée, souriante –

Toutes ses belles résolutions s’envolèrent une fois les bras de Macario autour d’elle. Là, elle avait vraiment envie d’éclater en sanglots.

« Ils ne t'ont pas fait de mal, hein ? Tout va bien ? »

Elle renifla pitoyablement pour lui montrer que, oui, elle était en parfaite forme, et le serra bien fort contre elle. Puis elle s’écarta, passa le plat de sa main sur ses yeux humides, et fit de son mieux pour avoir l’air en paix.
Ce qui, curieusement, ressemblait assez à l’expression de John au repos. Amal avait toujours cette pointe de colère au cœur après chaque déception, chaque frayeur, comme si elle avait pu tout éviter et se retrouvait à ramasser les fruits qu’elle avait semé. Un autre aurait pu se dire, fataliste, voilà où cela nous mène d’être altruiste ; elle, se fustigeait de ne pas en avoir parlé plus tôt.

Mais, songea-t-elle soudain, en repensant aux mises en garde du policier et de la garde, s’il ne fallait pas même en parler aux autres autorités compétentes, à qui aurait-elle pu se fier ?

Cette idée la glaça, et elle la chassa de son esprit en se concentrant sur Macario et Donnie.

« Je vais bien, les rassura-t-elle, même si sa tête ne disait pas exactement la même chose qu’elle, juste… un peu bouleversée. »

Elle rajusta machinalement son hijab sur ses boucles folles. Elle n’osait pas en dire plus, car ils avaient sûrement des questions à poser, et elle leur devait un minimum d’explications ; seulement voilà, elle ne savait pas par où commencer.

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A part ça la vie est belle, je n'y comprends rien:
 
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Donnie Hall
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MessageSujet: Re: of police visits, hot chocolates et daddies   Sam 05 Jan 2019, 20:07

Le retour de la garde rapprochée d'Amal ne lui fit qu'à peine lever la tête. Il ne lâcha pas ses jambes, en tout cas. Elles restèrent serrées contre lui, pieds calés sur le canapé, là où elles prendraient le moins de place possible et lui permettraient peut-être de passer inaperçu. De ne pas attirer l'attention.
Il avait beau en avoir cruellement envie, il savait parfaitement que se tasser sur lui-même ne le rendrait pas invisible. Il avait déjà essayé. Ça ne fonctionnait pas comme ça. Quand quelqu'un veut vous remarquer, il vous remarque — peu importe les efforts que vous mettez à n'être qu'un meuble de plus dans la pièce.
Le regard du chef de la police le glaça sur place.
Juste un meuble.
Ça lui fit comme une décharge électrique le long de la colonne. Il pouvait presque sentir les échardes s'enfoncer sous ses ongles rongés. L'odeur de craie.
Je suis personne. Je suis pas là.
Yeux rivés sur le sol, l'appréhension le prit si fort à la gorge qu'il sentit son esprit se déconnecter de la scène. La peur et la colère bourdonnaient dans le fond de sa tête ; il eut beau essayer de se concentrer, il n'entendait plus ce que les autres disaient. Il voyait Amal, voyait Macario, mais fut incapable de se sentir triste ou paniqué pour eux. Ils étaient là. Lui, pas tout-à-fait. Pas assez pour se sentir impliqué ou concerné — même si, paradoxalement, une partie de lui s'attendait à se faire frapper ou insulter à tout moment. Ça allait venir ; il s'y attendait.

Que ça ne vienne pas le secoua presque plus que le contraire, en un sens.

Quand la porte fut claquée sur un silence de mort, Donnie prit une grande inspiration étranglée. Il ne sentait plus ses jambes. Ses bras non plus. Tout doucement, il décrispa les mains et reposa les pieds par terre. Amal va bien, constata-t-il, soupir soulagé coincé quelque part entre les poumons et la gorge. Ils ne l'avaient pas traînée en garde-à-vue ; c'était bon signe. Pour avoir eu affaire aux forces de l'ordre plusieurs fois (toujours en spectateur, jusque-là — Dieu merci), il savait ce que ça voulait dire. Ils n'avaient rien contre elle. Pas assez de preuves pour l'incriminer de quoi que ce soit.
Ça ne garantissait pas qu'ils soient sortis d'affaire, bien sûr. Ils allaient sûrement la laisser tranquille un moment, par contre, et c'était déjà ça. Il avait beau mourir d'envie de poser des questions, il n'était pas stupide ; aucune envie d'empirer les choses en se mouillant dans des affaires qu'Amal n'avait de toute façon pas envie de partager.

Du moins il l'espérait.

Doigts crispés sur le rebord du canapé, prêt à se lever, il se sentit rater le coche en voyant Macario serrer leur amie dans ses bras.

Huh.

Il pensa brièvement à aller les rejoindre ; détendre l'atmosphère, peut-être. Pas s'incruster, juste... Se trouver une place. Adéquate. Peu importe laquelle. Ne pas avoir l'air de s'en moquer royalement, parce que ce n’était pas le cas — très loin de là. Il voulait la réconforter, lui aussi. S'il avait pu se rassurer en passant, ç'aurait été parfait.
Ça ne demandait pas grand chose. Ce n'était pas très compliqué.
Figé sur place, il fut incapable de se lever.

Dans le doute, la colère reprit le pas sur le reste. La sentir grimper le fit paniquer encore plus.

Merde. Parle, au moins. Dis un truc.

« C'était un malentendu, alors ? Ils ont trouvé ce qu'ils voulaient ? »

Sa voix sonna plus sèche qu'il ne l'aurait voulue, mais vu la situation, l'irritation ne sortait pas de nulle part non plus. Tant qu'Amal ne pensait pas que c'était dirigé contre elle, ça irait. Elle avait assez de choses à gérer sans avoir besoin qu'il en rajoute en plus — consciemment ou non.

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« I'm tired of all the drama that unravels in your head ;
Well, it's easy to get tangled up when your world is torn to shreds.
And every time you spit at me - some day, you will regret.
An ounce of insecurity is worth a pound of lead. »

It's hard to hold an olive branch with a gun against my head :
 
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MessageSujet: Re: of police visits, hot chocolates et daddies   Lun 07 Jan 2019, 18:24

John a passé un bon début de matinée. Pour beaucoup, la journée vient de commencer, mais pour John, elle est déjà bien entamée.

Il apprécie la tranquillité des matins, les rues vides de la ville, les quelques commerces ouverts et les lève-tôt avec lui. Il a un petit rituel qui consiste à sortir très tôt avec sa fidèle lanterne (il ne commence pas à faire "jour" avant 9 heures, à son plus grand malheur) et aller faire son petit tour en ville, rentrer pour déjeuner avec ses colocataires, puis aller au travail. L'après-vie est... étrange, c'est le moins que l'on puisse dire. Elle est simple. Il ne connaît pas la pauvreté de sa vraie vie, il travaille en tant que bûcheron, et il a trois colocataires qu'il n'aurait jamais imaginé rencontrer dans sa vie. Il n'est pas vraiment heureux, mais il n'est pas exactement malheureux non plus.

Sa famille lui manque, énormément, et c'est bien le gros point noir dans cette histoire. S'il a plus ou moins accepter ce qu'est la mort et cette après-vie, ne pas pouvoir être auprès de sa famille pour les aider l'angoisse énormément.

Enfin, il ne peut rien y faire en ce moment même.

Il fait complètement "jour" quand il arrive dans son quartier. La lanterne, maintenant inutile, est accrochée à son uniforme, et dans ses bras se trouvent son achat du matin, des croissants pour lui et ses colocataires. Même s'ils n'ont pas le besoin de manger, ils apprécient tous cela, lui le premier. Il n'est pas certain que ce soit une habitude, un moyen de se dire qu'ils sont humains avant tout, ou si c'est simplement pas plaisir. En tous les cas, un croissant le matin, ça fait toujours du bien.

John aperçoit sa maison au loin, mais il n'apprécie pas ce qu'il y voit. Il n'arrive pas bien à distinguer qui sont ces gens, cependant quelque chose lui dit que ça n'est pas une bonne nouvelle, et ce ne sont certainement pas ses colocataires, ni des connaissances. L'une d'eux, la seule femme, est très clairement une Daemon à en croire ses vêtements. Rien que l'idée qu'elle ait été chez lui l'horripile. Il ne les aime toujours pas, ces créatures, et en reste très loin.

Quelque chose cloche. Il espère que rien n'est arrivé à ses colocataires. Il paraît que les morts ne peuvent pas vraiment mourir, il imagine que c'est déjà ça de gagner.

Il presse le pas. Les quatre intrus disparaissent au coin de la rue quand il atteint la porte d'entrée, qu'il ouvre prestement.

Ils sont là tous les trois, et ils ont l'air sain et sauf, si ce n'est un peu sonné.

Quoi que ce soit, ils ne sont pas physiquement blessé. Il est un peu soulagé, mais ne baisse pas sa garde pour autant.

John ferme la porte derrière lui, posant ses yeux sur Donnie puis Amal et Macario.

« Que s'est-t-il passé? »
demande-t-il immédiatement. Tourner autour du pot est inutile, et il est clair que quelque chose de marquant est arrivé.

Il regrette soudain vivement de ne pas avoir été là pour eux; c'est une pensée stupide et inutile, et il n'est même pas si attaché que ça à ses colocataires, mais...

Elle est là, qu'il le veuille ou non.

Et il tient quand même un peu à eux.

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MessageSujet: Re: of police visits, hot chocolates et daddies   Mer 16 Jan 2019, 21:24

Macario sentit ses yeux s'humidifier avec le contact d'Amal et son pauvre reniflement. Quelques clignements d'yeux et la poussière s'en alla rapidement heureusement, ce n'était pas le moment pour leur maison de se voir inondée. Il ne voulait pas non plus la lâcher, mais Amal mit fin elle-même à leur étreinte. Elle faisait la forte, mais Macario ressentit une pointe de soulagement malgré tout.
Mais pour combien de temps ? Était-elle complètement à l'abri des ennuis pour l'instant ou bien était-ce juste un court sursis ? Après l'inquiétude pour son amie, les questions commençaient une à une à émerger et le garçon devait faire le tri dans sa tête ... Après tout, elle n'avait pas le droit de trop en dévoiler. Mais à quel point ?
Le silence ne dura pas, Donnie ayant pris les devants :

« C'était un malentendu, alors ? Ils ont trouvé ce qu'ils voulaient ? »

Macario le regarda un instant, puis revint vers Amal. Celle-ci n'eut cependant pas l'occasion de répondre puisqu'au même moment, la porte s'ouvrit de nouveau. La panique disparut vite des yeux du mexicain lorsqu'il se rendit compte que ce n'était que John. L'homme venait juste de manquer la police et les découvrait comme ça. Il n'était pas dupe et déjà inquiet ; peut-être même avait-il vu les agents sortir de leur maison ?
Macario posa sa main sur le dos d'Amal et fit un signe vers la salle à manger avec l'autre :

« On devrait peut-être s'asseoir pour parler ... »

Ce serait plus simple pour tout le monde, il avait supposé. En rond, sur la table, ils pourraient poser les cartes dans le calme. Ça donnerait peut-être même à leur discussion des allures à peu près normales ?
Il se rappelait aussi que l'un des policiers avait cassé quelque chose dans la pièce d'à côté. Il espérait que ce n'était pas une vaisselle qui avait de l'importance pour l'un de ses colocataires ...

« Je peux réchauffer du thé, ou du café ? Un café ça me dirait bien, en tout cas. »

Ce n'est que le matin et il était déjà épuisé. Il ne prenait qu'à moitié la peine de le cacher. Un café lui ferait du bien. D'autant qu'il n'avait pas pu terminer celui du petit-déjeuner, à bien y réfléchir.

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