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 Erin ▬ Miss or Mister ?

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MessageSujet: Erin ▬ Miss or Mister ?   Mer 16 Juil 2014, 15:43

Erin
"Voici notre labyrinthe de souffrance. On y va tous. Trouvons comment en sortir."


I.D
Nom : Hustler
Prénom : Erin
Surnom : Daisy
Âge : 24
Date de naissance : 18/07/1990
Date de mort : 18/07/2014
Orientation sexuelle : Bisexuel
Groupe : Commotus
Nationalité : Anglais
Langues parlées : Anglais, Suedois
Ancien métier : Chômage
Métier actuel : Rien ?



Casier judiciaire
▬ Crimes commis :
▬ Circonstances du décès :
▬ Péché capital principal :  
▬ Péché capital secondaire :
▬ Votre rapport à l'alcool :
▬ Votre rapport aux drogues :
▬ Addictions :
▬ Avez vous eu de mauvaises attitudes récurrentes :  
▬ Avez vous déjà été victime :


Physique
Votre description physique en 200 mots minimum. Vous êtes libres de décrire les habitudes vestimentaires, même si elles ne vous seront pas utiles par la suite.


Mental
Votre description mentale en 200 mots minimum.


Histoire


« Mama. »

Mes doigts charnues frottaient le parquet et cette femme maigre et déformé m'a pris dans ses bras. J'ai senti ses os froids sur ma peau et il me semblait qu'elle était déjà morte, déjà lointaine. Seulement elle était là, elle me prenait dans ses bras. Son corps contre le mien ne prodiguait aucune chaleur, aucun réconfort. Tant de jours que j'avais attendue un contact humain mais le sien ne me faisait ni chaud ni froid. Elle ne me semblait pas humaine, elle avait l'air monstrueuse, informe comme dans les histoires qu'elle me contait autrefois, lorsque c'était ma mère. Derrière sa silhouette collé contre la mienne il était possible de voir la sortie de ce cauchemar, de cette prison et de son emprise. Une autre silhouette rejoignit alors la salle, une silhouette forte et musclé, père. Non pas lui, pas sa main encore. Ma joue me brûle encore alors que cela a eu lieu la semaine dernière. Elle me serre et ses os me semblent devenir comme une cage. De ses yeux caverneux et livide coulent des larmes glacés, croit-elle que je vais compatir ? Croit-elle que je suis assez idiot pour cela ?

« Ma fille chérie, je t'aime.
-Je suis ton fils et même cela je n'en suis pas sûr.
-Ma chérie.
-Non. Tu n'es même plus ma mère. 
»

Ses os qui serraient ma poitrine ont soudain lâché leur emprise. Ses bras squelettiques ne m'ont plus  entourés et alors j'ai respiré. Dans son regard je sentais cette haine et  cette honte jadis enfouie sous ses mensonges, mensonges dorénavant démenties.  Elle a toujours été ainsi, capable de lire quelqu'un par un seul regard mais cette fois-ci elle ne pourra lire que de la haine, la seule chose qu'elle a toujours mérité à son égard. Ce squelette puant a tourné les talons afin de se diriger vers la porte de sortie. La silhouette imposante lui a cédé le passage et alors j'ai cru que c'était fini et qu'enfin je retournerais à mon ancien état de captivité où tout était plus facile. Je mangeais les conserves que contenaient cette salle et j'arrosais ma haine tout les jours afin de l'accroître. Sauf que cela ne fut pas si facile, la silhouette s'approchait de moi. Je sentais son ombre planait sur la mienne et son regard. Le regard de père a toujours été confus, des regrets mélangés à de l'amour et de la haine.

« Enfant, je suis obligé de te faire manger les pilules.
-Non mère ne t'oblige à rien. Je ne veux pas, pas encore.
-Si. Je le dois, tu le dois. Les règles sont les règles.
 »

J'ai senti alors tout son poid contre moi. J'ai senti son amour sur ma peau, cet amour si fort et rude que j'ai vainement essayez d'utiliser mes bras comme barrière. C'était la seconde fois mais tout m'était venu automatiquement : le fait de se mettre en position foêtale sur le sol, hurler que je suis un homme et que je les hais toutes les secondes de ma vie. C'était sûrement la vérité après tout, je les hais. Enfin ses poings contre mon abdomen et mon torse, ses coups de pieds dans mon dos afin de me délivrer de cette position et lorsque je saigne assez à son avis il m'admire un moment. Il observe le fait que je ne parle plus, trop occupé par cracher du sang, que je suis immobile et enfin il reprend sa personnalité de père admirable. Il caresse mes cheveux et m'aide à prendre les pilules comme je l'ai fait depuis petit. 

« Tu devrais écouter mère. »

***



***

Je me suis relevé lentement, mes bras entourant mon estomac et j'ai regardé cette immense chose sur le sol, j'ai vu mon père. Instinctivement j'ai vérifié si il soufflait et son pou ensuite.
Une crise cardiaque. Je savais bien faire de la réanimation mais en voyant ce corps, sans vie, je n'ai pas voulu. Mes mains ont refusés de réagir et de me condamner ainsi à vivre. J'aurais tellement voulu le sauver mais je suis égoïste et je ne voulais pas sauver mon persécuteur, je ne voulais pas le sauver. Je me déteste mais je ne peux pas faire comme si cela était faux, je ne peux pas me mentir.
Cela a du duré 15 à 30 minutes. Mère ne voyant pas père redescendre m'a rejoint au grenier discrètement, elle a vu les larmes sur mes joues et mon corps sur celui de mon père. Je l'avais pris dans mes bras, je l'avais serré contre moi et j'ai réalisé lentement que ce n'est pas moi qui l'avait tué. Nos regards se sont croisés, à moi et à elle. Sa bouche allait s'ouvrir afin de m'accabler de sa mort mais elle n'a pas eu le temps de parler que je l'avais devancé.

« Voilà où t'ont mené tout ces mensonges, voilà le fin mot de l'histoire. Tu l'as tué et tu m'as tué d'une certaine manière. Alors ça te fait du bien ? Tu es heureuse maintenant ? Tu l'as bien mérité ce foutu bonheur, tu as détruit ta seule famille, profites en bien seule. Meurtrière. »

***



***

Bourré. Mes longs cheveux tombaient devant mon visage. J'empestais l'alcool et mes oreilles bourdonnaient. Ce bruit atroce dans mes oreilles et incapable de réfléchir. Je titubais afin de rentrer chez moi. Je ne sais plus trop ce qui s'était passé. Un gars du lycée a trouvé de l'alcool chez son cousin et lui a pris, il a fait une soirée. Schéma habituel. J'ai été invitée. Schéma habituel. J'ai accepté et j'y suis allé. Schéma non habituelle. J'ai bu encore et encore comme si je venais de faire un périple dans le désert. J'hurlais et mon corps se mouvait dans tout les sens, incapable de contrôler quoi que ce soit et cet atroce bruit. J'avais mal, ça faisait mal. Ting, ting, le même rythme et tout qui s'accélère. Incapable de s'arrêter et tout semblait se rétrécir : cloisonné. Je m'approchais de la porte puis il y avait encore une silhouette immense. J'ai hurlé, je le croyais mort mais c'était une autre. La vie est remplie de silhouette immense, toujours plus grande que la dernière, toujours plus forte qui t'empêche de voir la lumière. Il a pris mon bras et ses lèvres se sont collé contre les miennes. Il essayait de se frayer un chemin mais je le poussais de toute mes forces avec mes mains. Je me débattais comme je pouvais mais son haleine fétide ne semblait pas s'éloigner. Mon pied a atterri quelque part, où je n'ai pas su mais il a bien atterri quelque part. Je me suis enfuie de cette silhouette et j'ai marché en titubant jusqu'à chez moi, étourdie et toujours ce TING TING dans mes oreilles. Je souffre.
La porte s'est ouverte, une femme maigrelette et fatigué. Erin ? J'avais mal, j'avais mal et la voir me faisait encore plus mal. Voir son visage atroce de meurtrière et de menteuse me faisait mal alors j'ai voulu enlever cette silhouette de mon chemin. Je n'en pouvais plus, je ne pouvais rien faire d'autre que l'effacer de ma vue. Ma vue était floue et mes poings ont cherché leur chemin vers son visage. Ce bourdonnement atroce de plus en fort, ses cris qui me parvenait à mes oreilles. POURQUOI TU NE TAIS PAS ? JE ME TAISAIS MOI ! Il ne me semblait pas que c'était moi qui la frappait, il ne me semblait pas que j'étais devenue le persécuteur. Non, ce n'est pas vrai, ce ne sont pas mes mains qui sont tâchées de son sang. Je me suis relevée de son corps et lorsque j'ai tourné la tête j'ai pu apercevoir mon visage sur le miroir de l'entrée. Ce reflet ce n'était pas le mien. Ce n'était pas moi le visage tâché de gouttelette de sang, ce n'était pas à moi ses yeux livides de fou. Non, cela n'était pas vrai. Ce n'était pas moi, ce n'était pas moi. Puis je l'ai entendue : par dessus ce bourdonnement dans mes oreilles, par dessus ses gémissements il y avait de bruit de sirène qui semblait de plus en proche. Enfin quelque chose qui agrippe dans le dos et la voisine en pleurs à côté.
C'est donc fini, le secret de cette maison.

***



***

J'ai eu le droit à la cour de justice. Un juge m'a regardé avec des yeux de biches, une femme. Depuis l'incident j'ai réalisé que les femmes avaient pitié de moi comme si j'étais un chiot abandonné, une pauvre bête. Est-ce que je le suis ? Même moi je ne le sais pas. Elle m'a posé quelque questions avec cette voix douce et maternelle. Elles veulent remplacer cette mère, cette chose qui m'a mise au monde. Je les entends parler d'elle comme une folle, une cinglée, une sociopathe, une psychopathe. Je les entend parler d'elle comme un monstre et une bête de foire. J'ai l'impression de lui ressembler. C'est de ses entrailles que je suis sorti après tout. Je ne peux pas renier son sang qui coule dans mes veines. On ne choisit pas sa famille et on ne peux pas la renier.
Je lui ai répondu avec cette petite voix faiblarde, avec des phrases courtes sans réel détails. Ils rajoutaient des questions, toujours plus privées, toujours plus triste. Je leur répondais et je sentais mon cœur fondre un peu plus à chaque mot que je rajoutais. C'était comme si je m'étais trahi, comme si c'était moi le fautif. Toute ma vie dévoilée en quelques minutes, en quelques secondes. Je n'en pouvais plus, ma tête semblait vaciller. Je n'arrivais plus à faire face encore. J'ai fais des erreurs, j'ai regretté mais là je n'en peux plus. J'aurais voulu me taire et faire comme à la télévision : appuyer sur le bouton retour. Retourner en arrière où la vie était plus belle. Tout était toujours plus beau avant, tout était toujours plus facile. Pourquoi ai-je découvert ce secret ? N'aurais-je pas pu passer quelques années de plus dans le mensonge ? J'avais une mère, j'avais un père, j'avais une famille.
Il y a eu ces quelque coups de marteau. La séance était fini. Enfin certaines personnes tapotaient amicalement mon épaule. Sauf que tout cela n'avait aucun sens à mes yeux, les tapotements, les réconforts, leur parole. J'étais comme un enfant cherchant sa mère des yeux, une chose à laquelle se raccrocher lorsqu'on sombre. Puis soudainement, comme par miracle après des mois sans l'avoir vu elle était là en face de moi. Cette mère squelettique, psychopathe à ce moments était en face de moi. Je ne savais plus si cela était encore un rêve ou un cauchemar. Une chose chimérique auquel mon cœur essaye de s'accrocher. C'était si réaliste, si vivant seulement son regard était différent. La haine avait disparu, la honte aussi. Dorénavant la seule chose que je voyais c'était la tristesse d'une mère à qui on a arraché son enfant. Je voyais ces traits tirés, sa fatigue et son regard. Mes yeux ne pouvaient se détacher du regard de cette mère, mon ancienne mère. Je l'avais retrouvé, j'ai retrouvé celle que j'ai toujours aimé. Il était trop tard, trop tard. J'avais mal à la poitrine tout se serrait et je me raccrochais au regard de ma mère.
La juge a rendu son jugement : la prison. Je me suis décomposée lentement. On me retire ma mère. C'est la seule chose à laquelle je peux penser. J'étais un enfant avec un caprice, un enfant qui ne voulais plus se détacher encore de sa mère. Les gens semblaient si heureux, ils sourient : les juges, les jurys, les avocats, les spectateurs, les assistants social. Heureux d'avoir arraché une mère à son enfant. J'ai hurlé, les larmes coulant sur mes joues. Mère n'a pas quitté mon regard et m'a adressé un sourire d'adieu. Pas encore ! Je vous en prie pas encore ! J'ai couru vers elle et un homme, un étranger m'a pris par le bras. Elle s'éloignait de ma vue, son regard disparaissait lentement. Elle pleurait, sa bouche allait s'ouvrir afin de m'adresser une parole, une dernière parole.


Les portes se sont claqués, disparu mon passé, disparu ma mère.
***

Les lumières saisissantes de la ville. Un cauchemar épileptique, une ruée de lumière qui s'arrêtent et reprennent. Une harmonie durement crée, une palette d'artiste. les enseignes qui agressent les yeux, les feux tricolores et enfin les phares qui ne cessent d'illuminer. Un rêve éveillé. Ils lui donnent pour nom la modernisation, l'urbanisation. N'est-ce pas au final un monstre que nous avons crée ? Dotés d'une conscience commune nous ne formons qu'un labyrinthe urbain régulés.  J'aimerais me perdre dedans et enfin t'oublier seulement ceci n'est que chimère. Je ne peux pas t'oublier comme on oublie un mauvais rêve. Mon premier regard s'est posé sur toi, ce sont tes bras qui m'ont pris, c'est ton coeur que j'ai entendu battre. Tues la seule que j'aurais, tu es la dernière et la première. Que puis-je faire ? Mon coeur ne peux panser ses blessures et mon regard dans la nuit noire ne cherche que le tien.
Tel un enfant apeuré je me suis aventuré dans le labyrinthe afin de te retrouver seulement les mots me manque pour la première fois en face de toi. Mon coeur te cherche mais mon esprit ne souhaite pas te revoir. Tu lui fais peur, tu le hantes. Que vais-je faire si cette vision était partie, si tu n'étais plus celle d'autrefois mais encore la hantise de mon esprit ?
Alors ce ne sera que de la haine dans mon regard. Cette fois-ci tout sera différent, tes mots et tes actes ne pourront plus me toucher. Tu seras proche mais si loin de moi, surveillé, observé. Mon esprit vient à se demander si la tenue orange te va bien.

« Erin nous sommes arrivés. »

La porte de la voiture s'ouvre et la grande bâtisse est imposante. Combien de fois me la suis-je imaginer ? Cependant tout me semble nouveau, inattendu. Moi qui marcher sur le béton grisâtre, le policier qui me regarde du coin de l’œil et qui me fouille. Enfin j'inspire un grand coup,. Plus qu'une porte, une seule porte et je te verrais à nouveau.
Maman.

***



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