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 Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »

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MessageSujet: Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »   Mar 05 Aoû 2014, 02:12


me llaman el desaparecido
que cuando llega
ya se ha ido;
cuando me buscan
nunca estoy;
cuando me encuentran
yo no soy;
el que está enfrente porque ya
me fui corriendo
más allá
Nom : Marshall.
Prénom : Delhan.
Surnoms : Delh’, Lhan, Latvia.
Sexe :
Âge effectif : 22 ans.
Âge apparent : 22 ans.
Date de naissance :12/09/2273.
Date de mort : 12/09/2285.
Orientation sexuelle : Bisexuel.
Groupe : Commotus.
Nationalité : Aucune.
Langues parlées : Canadéen, Galéen, Ambrois, nombreux dialectes.
Ancien métier : Divers.
Métier actuel : Technicien de maintenance multitâches au théâtre.

Casier Judiciaire


▬ Crimes commis :
▬ Circonstances du décès :
▬ Péché capital principal :
▬ Péché capital secondaire :
▬ Rapport à l'alcool :
▬ Rapport aux drogues :
▬ Addictions :
▬ Mauvaises attitudes récurrentes :
▬ A été victime :


Physique



Si, globalement, on ne peut pas dire que Delhan soit particulièrement désagréable à regarder ; on ne peut pas affirmer qu’il soit particulièrement bel homme non plus. D’un autre côté, il ne fait pas d’efforts pour plaire à qui que ce soit : il se tient comme il lui plaît, parle comme il veut, crache sur qui il veut. Ça a toujours été comme ça.

Plutôt grand, vers le mètre 80, Delhan a une certaine carrure lorsqu’il se redresse pour vous toiser droit dans les yeux : du muscle acquis à la dure, il en a sous les vêtements qu’il s’entasse sur le dos. Mais comme il a plus tendance à traîner les pieds qu’à marcher d’un pas militaire, le menton en l’air, il rend souvent une impression balancée de gars solide, mais aux arêtes tranchantes sur lesquelles on pourrait se couper au moindre effleurement. C’est qu’il n’a pas été bien nourri toute sa vie : il en garde des traces dans sa façon de se tenir, comme si un corps vigoureux lui était étranger ; Delhan a une certaine maigreur dans l’allure et dans le regard.

Son visage, d’ailleurs, a cet aspect long et creusé ; comme il n’est que rarement enjoué au quotidien, son expression générale de sombre sarcasme a des répercussions sur l’ensemble de ses traits. Il n’inspire vraiment pas la confiance, avec sa carnation pâle et ses sourires tordus. Ses yeux en amande lui donnent un air légèrement fourbe que n’atténue pas la couleur brun velouté de ses pupilles tant c’est l’écœurement qui en suinte. Sans compter que son crâne rasé à moitié recouvert par une épaisse mèche iroquoise d’un brun chocolat légèrement cendré, prenant racine au milieu de sa nuque, n’est pas du meilleur effet aux yeux de la plupart des individus. Cette pointe racinaire sur sa nuque est par ailleurs blanche, précocement dépigmentée. Le jeune homme a toujours eu les cheveux souples, ce qui l’empêche de ressembler à un punk avec trois piquants de dinosaure sur la tête, mais il n’empêche que cela ne peut pas plaire à tout le monde.

Tant pis, tant mieux d’ailleurs. Delhan sait que son apparence n’inspire confiance à personne et a plutôt tendance à en jouer dans la vie de tous les jours. Il est leste, rapide, physiquement imprévisible. Les grimaces vont vite sur son visage, le mépris aussi, la moquerie d’autant mieux. Etant donné qu’il est incapable de s’empêcher de parler quand il est lancé, on peut très vite se rendre compte qu’il a un piercing à la langue – mieux vaut éviter de lui demander pourquoi – en complément de ceux qui lui percent les oreilles à de multiples endroits.

En complément de cette description, on peut noter que ses mains, d’ordinaire rapides et précises, ont tendance à trembler légèrement de temps à autre sans raison apparente. Ainsi que quelques détails surprenants de son anatomie : pour diverses raisons, Delhan a perdu quelques morceaux de lui-même en chemin. Pour ce qui est des organes internes, ils ont été remplacés d’une manière ou d’une autre ; on peut apercevoir le même phénomène au niveau de sa rotule et de sa hanche droite : cependant, les prothèses de son époque sont tellement évoluées, organiques, que même lui oublie généralement qu’il ne s’agit pas de sa propre chair qui frémit là. En revanche, le trou parfait cerclé de métal qu’il peut faire apparaître et disparaître à volonté dans sa joue gauche à l’aide d’un interrupteur situé sur une molaire, lui, est nettement visible lorsqu’il décide de faire le malin avec. Il pourrait passer trois doigts dedans et les faire ressortir entre ses dents si l’envie lui en prenait. Et à vrai dire, ça lui arrive de temps à autre. Par exemple, quand il n’arrive pas à faire fuir trop entreprenant.


Caractère



Delhan n'est pas aimable. Delhan est loin d'être agréable.
En fait, Delhan mérite plus facilement l'épithète de "parfait connard" que tout autre tentative de qualification. Sa démarche est simple : il prend la personne en face de lui, il la transperce, il la juge, et ensuite il cherche, au fil de la conversation, à taper où ça fait mal. Il ne prend pas de pincettes, il ne retient rien, ne s'essaie à aucune courtoisie. Lhan n'estime personne, le monde le dégoûte, il le méprise : il sent dans toutes ses fibres que l'être humain n'est pas bon, qu'il agit comme il le fait toujours pour un quelconque motif. Les plus courant étant le sexe, l'argent, la recherche de reconnaissance ou d'affection, le pouvoir... Delhan voit dans chaque mot, chaque acte, des fils qui sous-tendent de vaines façades, et ces fils sont l'égoïsme et une pauvre estime de soi. Il est curieusement bon, à cet exercice : déceler les raisons des autres, généralement pitoyables ou humiliantes. Ces raisons auxquelles on ne pense même pas soi-même.
Et une fois qu'il a saisi le thème chez la personne face à lui, il s'en empare et il frappe, pour satisfaire la simple envie de faire mal.
Qu'on aille pas croire qu'il fait ça pour se sentir mieux ou s'amuser. Ou qu'il se croit mieux que les autres. D'une part, il se comporte comme ça parce qu'il ne veut pas se faire chier à faire semblant, et qu'il estime avoir compris à quel point les gens ont une mentalité de merde. D'autre part, il a parfaitement conscience d'être une aussi basse raclure que les autres, et ne s'en estime pas plus lui-même.

Ceci mis à part, se montrer ignoble à longueur de journée est tout de même relativement fatiguant : on peut donc concevoir que le jeune homme ne le soit pas 24 heures sur 24. Le fait est que malgré ce dégoût de la nature humaine en général, Delhan est globalement quelqu'un de sarcastique, à l'humour noir et salace, désillusionné, donc pas forcément agréable à côtoyer ; mais il sait aussi tenir une conversation normale. Tant qu'elle ne dure pas trop longtemps. Ne pas s'attendre à de la compassion, de l'hypocrisie, ou à des mots gentils de sa part, cependant. Et à tout moment, il risque de dérailler sur le plan de l'ironie, de la grossièreté, ou tout simplement de la méchanceté pure et dure. Ceci à mots couverts et chemins détournés, mais tout de même. Peu de gens arrivent à le supporter à court terme.

Sur le plan général, on se doutera qu'à part pour pourrir la vie des autres, ce n'est pas quelqu'un qui recherche la compagnie. Les gens viennent à lui, ou il les harcèle, en règle générale, l'un ou l'autre. S'il se trouvait des amis, oui, il donnerait plus de valeur à leur existence qu'à tout autre chose. Mais étant donné son manque de confiance en les autres, c'est une situation rarement expérimentée. Sur les autres points, on notera que Lhan ne rechigne jamais vraiment au travail. Il a connu pire. Peu de choses le choquent. Il a connu pire. Mais il n'aime pas les chiens. Et il n'aime pas les roux. Et il n'aime pas non plus qu'on le touche sans son autorisation, ou que ce soit lui qui ait pris l'initiative. Pourtant, ce n'est pas comme si son corps était une relique qui lui serait sacrée : il ne cherche pas le plaisir physique, mais qu'on le provoque, et il ne s'enfuira pas. Et pourtant.
Dans une sphère plus privée, on peut également voir que Delhan est un jeune homme plutôt curieux : il n'a jamais eu vraiment l'occasion de s'instruire, d'apprendre de nouvelles choses, et il peut lui arriver de porter un regard assez naïf sur de nouvelles connaissances. Il est maladroit aussi, à force de ne chercher que le mal chez les autres. Il a tendance à extrapoler aussi, à aller trop loin dans la recherche en question. A inventer du tort, voire à convaincre à tort d'autres personnes qu'elles ont des défauts impardonnables.
Il le sait pourtant. Que certaines personnes ont du bon en elles. Il le sait.
Sa langue ne veut rien entendre.

Ceux qui le supportent à long terme, soit se moquent de son attitude, soit ont compris qu'au fond, Delhan ne veut pas tant de mal aux autres que cela. Il est désillusionné, amer et cynique, mais pas fondamentalement méchant. Pour peu qu'il apprécie quelqu'un, on pourra sentir une certaine délicatesse dans sa façon de procéder - sans pour autant éluder son franc-parler et son humour noir habituels. Mais Delhan a été quelqu'un de bien, un jour. Sans doute l'est-il encore, quelque part. Encore faut-il trouver grâce à ses yeux - et cela, ce n'est pas une mince affaire.


Histoire





     
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Dernière édition par Delhan L. Marshall le Dim 23 Avr 2017, 18:28, édité 42 fois
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MessageSujet: Re: Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »   Mar 12 Aoû 2014, 16:42



Histoire




Iles Canaan, département subsidiaire, secteur 4 ▬ 2178

Delhan sentait le mur tiède respirer contre sa nuque. Il était de sale humeur, et ce n'était pas l'ardeur avec laquelle Jo' lui piétinait l'épaule qui allait changer cet état des choses.

« Eh, tu te magnes ou tu veux me démettre la nuque ? » Siffla-t-il agressivement entre ses dents en direction de son coéquipier, sans pour autant cesser de guetter le couloir du coin de l’œil.

Joreah s'arrêta un instant pour lui lancer un regard noir, les mains à moitié enfoncées dans la grille d'aération.

« Si tu crois que c'est facile, t'as qu'à y aller hein ! » Chuchota-t-il avec la même agressivité.

Les deux garçons se seraient bien disputés si la situation n'avait pas été aussi sérieuse. La tension raidissait la nuque de Delhan et faisait courir des tremblements électriques dans le fond de son estomac : s'ils étaient pris, il ne donnait pas cher de leur peau. Au lieu de renchérir, il rendit donc son regard au Ress et lui cracha à mi-voix de reprendre son truc qu’ils puissent se casser au plus vite. Et il avait pas intérêt à faire tomber le tournevis dans le conduit, parce que le moins qu’on puisse dire c’était qu’il avait galéré pour le lui fournir.
Lestraz avait chargé le duo de sécuriser (entendre par là : bloquer les trappes des passages annexes) un des trois conduits d'aération qu'ils utiliseraient pour gagner la sortie (ou du moins la première porte) sans se faire remarquer ; impossible de se balader dans les couloirs à cette heure de la nuit sans tomber sur un garde, et les rondes de ces derniers avaient toujours été imprévisibles. D'un autre côté du complexe, à quelques couloirs de là, Lestraz, Maddie et Elyrio étaient chargés du même boulot. Adjörn faisait le guet. Quant à Gabrielle et Elhera, elles devaient jeter dans les conduits que n'auraient pas bloqués les garçons le gaz engourdissant bricolé la veille en arrière-cuisine.
Delhan se sentit un pincement au cœur et reporta son attention sur le couloir, tendu comme un arc.
Quelques secondes plus tard, le bruit métallique d'une grille qu'on détache lui tira un soupir de soulagement. Il sentit aussitôt les baskets de son partenaire quitter son épaule, et releva les yeux juste à temps pour le voir disparaître dans le conduit d'aération.
Bien. Il n'y avait plus qu'à espérer que les autres soient à l'heure sur le planning.

• • •

« Lhera ! Réponds-moi ! »

C’était la merde. Gabrielle jeta un coup d'œil au coin du couloir, puis revint au trot saisir Adjörn par le coude.

« Ad’, y a personne, mais faut qu'on se magne. » Souffla-t-elle, l'urgence au bout des lèvres.

Ils étaient tous à cran, mais le jeune homme parvint à ne pas s'emporter.

« Elle répondra pas si on la presse, crois-moi. Contente-toi de faire le guet. Elhera ! »

La jeune femme était la plus mince d'eux trois, et la seule à avoir pu se glisser dans le conduit. Malheureusement, les minutes s’écoulaient et elle n'en était pas encore ressortie. Adjörn s'en mordait les doigts : les Ress connaissaient mieux que quiconque la fragilité émotionnelle de leur amie ; il n'aurait pas dû supposer la jeune femme capable de ramper là-dedans sans lui faire une crise de claustrophobie.
Le garçon aux yeux bleus se hissa jusqu'à l'ouverture à la force des bras, en prenant appui du pied contre le mur, et murmura avec douceur :

« Lhera, je sais que tu as peur, mais tu peux le faire. Tu m'entends ? Lhera, on est là. »

Peut-être son ouïe lui jouait-elle des tours, mais il crut entendre un faible gémissement s'échapper du fond du tunnel. Ad' ferma les paupières du plus fort qu'il put et pria pour qu'elle ne maltraite pas trop la bouteille de gaz. Si la valve s'ouvrait entre ses mains, c'était fini.
Il retomba, laissant Gabrielle grimper sur ses épaules pour tenter quelque chose à son tour. De toute façon à ce stade, il était prêt à tout essayer. Ceci étant, songea-t-il en voyant la jolie blonde s'introduire à moitié dans le tunnel obscur, au moins Elhera n'était-elle visiblement pas en pleine crise de panique. C'était déjà une bonne chose, et cela avait dû lui demander beaucoup d'efforts.
Peut-être était-ce la tension, mais le garçon aux mèches auburn ne put s’empêcher de faire une remarque sur les jolies jambes de sa partenaire. Ce qui ne lui valut pour toute réponse qu’une discrète – mais efficace – claque sur l’oreille.

Appuyée sur les coudes, Gabrielle tenta de percer l’obscurité de ses yeux bruns.

« Elhera, tu es toujours là ? »

Elle étendit la main dans le noir. Elle pouvait sentir, presque comme si elle la voyait, que la jeune femme était recroquevillée plus loin, tremblant de tous ses membres.

« Lhera, on a besoin de toi. S'il te plaît. »

La jeune fille crut discerner un mouvement dans l’obscurité. Soudain, un éclat de voix la fit sursauter, et elle se cogna contre le plafond du conduit.

« Qu’est-ce que vous foutez ?! » C'était la voix de Lestraz, étouffée mais furieuse.

Les deux partenaires se retournèrent d’un même geste pour lui lancer un « Shhhhht ! » indigné. Leur chef s’arrêta et fronça les sourcils ; il eut à peine besoin de l’explication muette de Jörn pour comprendre la situation. Serrant les dents, il leur intima de déguerpir d’un mouvement sec de la main : ils étaient déjà en retard sur le timing, et cela signifiait qu’un garde pouvait débouler d’un moment à l’autre. Il ne fallait plus traîner.
Gabrielle le regarda se fondre dans les ombres du couloir, tout en s’écartant pour laisser la place à Lestraz. Pas de blague à dormir dehors cette fois ; elle-même était si nerveuse que le moindre bruit risquait de la faire détaler comme un lapin. Elle aurait donné n’importe quoi pour être n’importe où ailleurs qu’ici, et elle n’était pas la seule.
Lestraz se hissa au niveau du conduit et posa le pied sur le rebord sans effort apparent ; il se pencha dans l’ouverture et Gabrielle capta un murmure :

« Lhera, c’est moi. »

Il se mit à lui parler d’une voix très douce, murmurant des mots que pouvait à peine décrypter la jeune fille ; mais elle en soupçonnait le sens d’être moins primordial que le ton. A moins qu’il ne s’agisse d’un langage personnel auquel elle n’avait pas accès. Quoi qu’il en soit, la jolie blonde tourna les talons et retourna faire le guet au coin du couloir.

• • •

« … Ils en mettent du temps. »

Elyrio coula un regard à sa droite, sinueux sous ses paupières mi-closes. Maddie était raide comme un piquet, collée au mur comme si elle voulait fusionner avec, les yeux écarquillés par le stress, avec l’air de n’avoir pas pris une bouffée d’oxygène depuis vingt minutes. Posément, le jeune homme consulta sa montre. Jeta un autre regard à sa partenaire, qui fixait le mur d’en face d’un air halluciné. Reposa l’arrière de son crâne contre le mur avec un soupir.
Puis une idée lui vint, et il pivota la tête vers elle avec un sourire sardonique :

« Tu sais tout ce qu’on pourrait faire pendant ce temps-là ? »

La jeune fille prit une inspiration furieuse, s’étrangla et faillit mourir étouffée en tentant de faire de sa consécration par l’insulte la dernière action glorieuse de sa vie.

• • •

Delhan lui aussi commençait à trouver le temps long, collé à son mur sous le conduit dans lequel Jo’ avait disparu sans laisser de traces. Se mordillant le pouce en fixant intensément le couloir, toutes les vingt secondes, avec la régularité d’un métronome, il sifflait un juron entre ses dents, faisant passer par là l’intégralité de son répertoire. Mais qu’est-ce qu’ils foutent ? Inutile de passer en revue le nombre de scénarios catastrophes qui lui avait traversé l’esprit pendant chaque minute où ils accumulaient du retard.

Une cavalcade précipitée – qui essayait manifestement avec difficulté de se rendre discrète – le mit soudain en alerte : le jeune homme bondit sur ses pieds, juste à temps pour voir Gabrielle débouler dans son couloir. Sans qu’aucun mot ne soit échangé, Delhan joignit les mains et sa sœur se précipita pour s’en servir de tremplin : en un bond, la jeune fille attrapait le rebord du tunnel, s'élevait avec quelques difficultés, puis disparaissait à son tour dans le boyau sombre et étroit. Le jeune homme jeta un dernier regard autour de lui pour s’assurer que personne ne la suivait, puis s’agrippa au métal sombre et se hissa jusqu’à l’ouverture à la force des bras, avant de suivre sa sœur dans l’obscurité.

• • •

Jörn n’était pas mécontent de la revoir en un seul morceau. Le jeune homme aux mèches auburn regarda sa presque-sœur disparaître dans le nouveau boyau noir d’un air inquiet : que tout le monde était à cran – Lestraz était passé deux secondes plus tôt avec la tête d’une locomotive prête à exploser – et Elyrio étaient les seuls à avoir l’air de trouver ça marrant. Adjörn avait croisé les regards de Joreah et Gabrielle, terrifiés, alors qu’ils se lâchaient la main à la sortie du dortoir. Il pensa à son frère, seul dans l’obscurité.
Mais le masque se fissura, et il ne put s’empêcher de sourire.
Comment expliquer à son frère que l’adrénaline qui parcourait ses veines en ce moment lui procurait un plaisir proche de la folie ? Il en tremblait presque d’excitation.
Adjörn jeta un œil au conduit d’aération. Elhera n’avait pas reparu.

« Et si ils balancent une grenade dedans ? Murmura-t-il en tentant de maîtriser les tressaillements de ses muscles.
- Bah on crève. »

Les deux adolescents s’esclaffèrent en silence.



▬ 2183

La joue alanguie dans sa main et un air d'ennui aux lèvres, Delhan fit intentionnellement tinter les dents de sa fourchette contre le fond de son assiette. Ses yeux bruns passaient d'un protagoniste à l'autre, s'imprégnant du silence pesant qui régnait autour de la table. Il se demanda si l'ambiance était toujours aussi chouette du temps où il ne squattait pas une des chaises libres chez les Adams.
Ensuite, il se fit la remarque que Shōren lui semblait bien le genre d'individu à ramener régulièrement des chiens crevés sur le paillasson. Il supposait donc qu'Hayle devait avoir l'habitude.
La fourchette vide joignit s'appuya aux lèvres du jeune homme, tandis qu'il poursuivait son cheminement mental sans toucher à son assiette. Si le rottweiler enragé avait l'habitude, alors il n'aurait pas dû arborer la tête de quelqu'un qui vient de faire rentrer la peste bubonique dans sa maison.
Ou alors, les chiens crevés que ramenait Shōren étaient vraiment - techniquement - des chiens crevés. L'idée fit froncer le nez à Delhan : c'était crade, ça, par contre. Mais bon, à côté de ça, il comprenait que l'aîné Adams ait plus de mal avec les gens qu'avec les cadavres, ça collait bien à l'air de nécrophage qu'il s'appliquait à arb-

« Tu vas le bouffer ton steak ou faut te le perfuser ? »

Assis face à son hôte, Shōren arbora instantanément un air d'excuse et murmura un petit "Hayle..." de reproche. Les yeux de Delhan glissèrent tranquillement jusqu'à celui qui lui cherchait des noises, et son visage s'appuya encore plus dans sa main. Il le considéra comme un objet curieux et inconnu, tout en traçant des serpentins dans sa purée du bout de sa fourchette.
Ça faisait environ une semaine qu'il était là. Et ses deux geôliers n'avaient pas l'air de vouloir lui décrocher plus de deux mots sur sa situation - à vrai dire, il n'avait même pas réussi à tirer à Shōren le nom de sa mocheté de ville. C'était bizarre, et tout ce qui était bizarre avait le don, à la fois d'exciter la curiosité de Delhan, et celui de le rendre insupportable jusqu'à ce qu'il obtienne les réponses qu'il attendait.
Ce jour-là, cependant, impondérable : les vacances du grand basané étaient visiblement terminées. Au sens où il avait l'air sacrément pressé de finir son repas, et qu'il avait passé un uniforme aussi gris que la centrale façon tumeur qui occupait la moitié de la ville. Ledit uniforme était bardé de plastique et de machins pas identifiables par Delhan aux endroits stratégiques ; et joliment agrémenté d'un gros badge sur la poitrine. Badge en l'occurrence le moins esthétique qu'il ait vu de sa vie, qui avait une couleur à faire vomir la peste bubonique elle-même. Armé des meilleures intentions du monde, Delhan le fit promptement remarquer.
Hayle le foudroya du regard, puis se leva et sortit de table avec une exclamation de dégoût. Acte qui tira un sourire ravi au jeune punk, lequel s'empressa alors d'enfourner une fourchette de ce que contenait son assiette. Alors que sa Némésis au catogan s'affairait à débarrasser, il ouvrit à nouveau la bouche :

« Wow, est-ce que je dois en déduire que ton petit copain et moi on va passer nos journées ensemble maintenant ? Ça promet. »

Là par contre, comme prévu, la réaction ne tarda pas. Un grondement que Delhan aurait identifié sortir d'un gosier entre le pit-bull et le dinosaure se fit entendre et, serrant visiblement les dents, Hayle se dirigea vers l'entrée en répliquant avec un calme fragile :

« On est frères.
- J'suis une fille. Fit en passant remarquer la chose rose, le nez dans son verre. Delhan l'ignora, trop occupé à sourire sarcastiquement à Hayle, qui lui-même s'employait à l'ignorer superbement.
- Shōren, tu ne m'aides pas. »

Un bruit de clés retentit, puis les deux jeunes restés à table purent sentir une bourrasque tiède ébouriffer leurs cheveux.

« Je rentre à 19h. Shōren, si le sac à puces fait chier enferme-le dans la cave, ça lui fera pas de mal.
- Okay chef ! » Répondit l'intéressée d'un ton bien trop enthousiaste à son goût.

La porte claqua sèchement et Delhan, renversé sur sa chaise, put contempler l'absence de Hayle en arborant à l'envi une moue pensive.

« D'accord... »

Tout en reprenant ses couverts, il nota intérieurement de mettre le paquet sur les allusions sexuelles la prochaine fois. Si la tête brûlée de la maison commençait dès maintenant à développer une résistance psychologique à ses piques, au stade d'enfermement où il en était, il serait mort d'ennui dans six mois. Et puis, parler à un mur d'indifférence, c'était pas bien pratique pour dresser le constat de sa situation.
Tout en engloutissant le reste de son assiette, Delhan surveilla du coin de l’œil la chose rose qui allait et venait dans la cuisine en chantonnant.

On aurait dit le début d'une foutue comédie romantique. Ou la suite d'une putain d'histoire drôle.


Iles Canaan, département subsidiaire, secteur 4 ▬ 2178

Le conduit était étroit, l’air chaud et sec, et Delhan commençait limite à s’y sentir claustrophobe. Sans compter que Gabrielle lui avait déjà mis une ou deux fois son pied dans la figure, que ses coudes et genoux étaient écorchés par le frottement de ses reptations, et que – par-dessus tout – il n’était certainement pas question qu’il ouvre la bouche pour se plaindre.
Autour de lui défilait le train des ramifications dont Joreah avait abaissé les volets, coupant ainsi la circulation de l’air et les protégeant du gaz répandu par Elhera dans la ventilation. A chaque rectangle gris ondulé, le jeune homme priait intérieurement pour qu'il n'y ait pas de fuite, pour que le gaz ait fait effet, pour que les gardes ne leur balancent pas une grenade sur le coin de la tronche... Il y avait décidément beaucoup trop d'impondérables dans ce plan.
Il maudit Lestraz à voix basse, et tira sur ses manches pour protéger ses poignets. Venu de quelques mètres en avant dans le tunnel, l'éclat du rire de Gabrielle lui parvint, et il songea avec fatalisme que si la grande blonde les faisait tuer, au moins ce ne serait pas faute de sens de l'humour.

Enfin l'obscurité devant lui se déboucha, laissant apparaître un cercle parfait d'un gris moucheté, tandis qu'au-dehors s'élevaient quelques éclats de voix étouffés visant manifestement à faire taire l'enthousiasme de Gabrielle.
Lorsque Delhan sauta du conduit avec la souplesse d'un chat descendant d'un arbre, Joreah et Adjörn maintenaient en effet sa sœur en otage et la bâillonnaient de leurs deux mains jointes avec un bel ensemble. Le jeune homme s'étira, puis les dépassa, les laissant se débrouiller entre eux. Au bout du couloir, Maddie faisait le guet. Chacun s'était vu assigner un rôle et un ordre de passage pour parvenir le plus discrètement possible jusqu'à la passerelle extérieure. Delhan n'était pas censé s'attarder, mais il ne put s'empêcher de s'accroupir un moment à côté de son amie à la peau mate pour guetter l'obscurité du couloir.


Et puis Gabrielle apparut et lui donna une claque discrète, mais sans appel au bas des reins. Le jeune homme lança un dernier regard à ses deux sœurs avant de s'engouffrer dans le couloir : une main sur le mur, il progressa à pas léger, quasiment en apnée, s'attendant à chaque instant à voir surgir des ombres du moindre recoin. Le trajet, qui ne dura en réalité qu'une ou deux minutes, lui parut une éternité : lorsqu'enfin un courant d'air froid le saisit au visage, il ne réalisa pas tout de suite ce à quoi il faisait face.
Et puis il vit l'ouverture. L'encadrement de la porte, grande ouverte, qui béait sur l'extérieur. Il faisait nuit, le ciel noir était mêlé d'épais nuages gris, et le vent semblait violent - mais ce rectangle de nuit paraissait mille fois plus lumineux que les ténèbres des murs qui l'enserraient. Et enfin, c'était de l'air véritable qui lui emplissait les poumons. Le jeune homme en resta un instant étourdi, déstabilisé devant cette sensation si rare.
Mais alors qu'il faisait quelques pas jusqu'à la porte, quelque chose bougea dans l'ombre et surgit sur son chemin.
Delhan sursauta et faillit faire une belle crise cardiaque avant de se rendre compte que ce n'était qu'Elhera, échevelée par le vent, qui s'agrippait d'une main nerveuse à l'encadrement. Delhan mit un instant à retrouver sa langue.

« Ça va ? » S'enquit-il, passant par-dessus l'humiliation de s'être fait surprendre.

La jeune femme lui rendit un regard qui semblait demander pourquoi tout le monde lui posait cette question en permanence. Alors qu'elle lui tournait le dos pour s'aventurer sur la passerelle, le garçon fit la grimace. Cette fille était décidément la plus difficile qu'il connaisse.
Néanmoins, il ne put s'empêcher de la talonner sur la grille de métal, tant elle serrait fort la rampe entre ses mains. On aurait dit qu'elle craignait de s'envoler.
Ou que le monde extérieur l'aspire tout entière, songea brusquement son camarade en rejetant les yeux vers le ciel. Delhan était déjà allé à l'extérieur, régulièrement, lors de sorties attentivement surveillées.
Mais ce soir-là, le ciel paraissait immense.

La passerelle était rudimentaire, d'un gris ferreux banal, avec l'air solide de ces vieilles rampes d'avant le déluge. Elle dardait sa rigidité cadavérique du secteur 4 au secteur 5, deux bâtiments se résumant à un amas de cubes d'un blanc sombre sous la faible lueur de la lune.
En-dessous, le vide.
Plus précisément, le vide d'un immense lac artificiel surmonté d'une cascade d'eaux noires qui rugissait à leur droite. Avant cela, jamais Delhan n'aurait imaginé que son complexe était ainsi amarré à une falaise. Apparemment, il y avait beaucoup de choses qu'il n'avait pas encore eu l'occasion d'imaginer.
Un coup d’œil vers le bas lui donna instantanément le tournis. Il préféra river son regard au dos d'Elhera que battait ses longues mèches dégradées par l'anarchie. Une cicatrice rosâtre courait à la base de la nuque de la jeune femme, entre ses deux omoplates : Delhan y accrocha les yeux et serra la main sur la rampe ; toutes les moqueries qu'il aurait pu formuler à son égard s'étaient soudainement évaporées.
Malgré les embruns qui leur fouettait la peau, il n'y avait pas trace de rouille sur le gris uniforme qui défilait sous ses doigts.

Pas à pas, les deux jeunes gens parvinrent à rallier l'autre extrémité de la passerelle, où les attendaient une seconde porte et un petit groupe qui s'y affairait déjà. Dès qu'ils eurent rejoint la proximité de la falaise, à l'abri des embruns et du vent, Elhera s'empressa d'aller se plaquer contre le mur. Delhan nota que ses épaules tremblaient.

Inconscient du froid et de la tension qui l'entourait, Elyrio était accroupi devant la porte, concentré sur la serrure comme si un pianotement de ses doigts s'apprêtait à la faire exploser. Il était rare de le voir aussi silencieux ; son visage fermé, marbré de brûlures à peine refermées, avait quelque chose d'inquiétant. Lestraz était penché à son côté, les mains sur les genoux, l'air grave.
Delhan ferma les yeux et plongea les mains dans ses poches pour en maîtriser les tremblements. Dans son dos, il entendit des pas les rejoindre et des voix étouffées chuchoter sous les fracas de l'eau. Maddie, puis les jumeaux et Gabrielle. Il eut tout le temps de constater qu'ils étaient en retard sur le planning, et ne voulait pas rouvrir les yeux pour voir l'inquiétude dans le regard de Lestraz. En réalité, tout reposait désormais sur l'aptitude d'Elyrio à ouvrir la porte.
Il fallut que les bras de Gabrielle s'enroulent autour de sa taille et qu'il sente son souffle inquiet dans son cou pour que Delhan consente à rouvrir les yeux.
Lestraz n'avait pas l'air inquiet le moins du monde. Il fixait leur ami aux mèches vertes avec une telle confiance que le jeune homme en fut un instant désarçonné : il avait beau connaître l'amitié incorruptible qui les liait tous les deux, il ne s'attendait pas à voir une telle certitude sur le visage de son chef. Dans aucune circonstance.
Une bourrasque passa, froide dans son cou, au moment où il réalisa que Lestraz n'hésitait pas une seule seconde à remettre sa vie et les leurs entre les seules mains d'Elyrio.  
A l'instant où s'envolait cette pensée, la porte émit un cliquetis qui résonna dans ses os comme la cristallisation du soulagement.
La porte s'ouvrit avec un grincement à peine perceptible, et le jeune homme se retourna un bref instant, pouce levé en signe de victoire.

Il replaça la pochette d'outils à sa ceinture et s'engouffra dans l'ouverture, rapidement suivi par Lestraz et Elhera. Gabrielle ne tarda pas à prendre son frère par la main pour l'entraîner à leur suite, et les autres suivirent à pas de loup, comme des ombres filant sur un mur pour disparaître dans un recoin d'obscurité. La porte claqua dans leurs dos, rabattue par un coup de vent, et chacun écarquilla les yeux dans le noir complet. La pièce était sombre ; Joreah et Maddie durent s'y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à craquer les bâtonnets fluorescents qui leur serviraient de guides dans la suite de leur progression.
Lorsque la lumière bleuâtre s'alluma entre leurs mains, il y eut un instant de silence. Puis Elyrio proféra un affreux juron.



Iles Canaan, département subsidiaire, secteur 5 ▬ 2178

https://www.youtube.com/watch?v=QOi_wdMPu2Y











Dernière édition par Delhan L. Marshall le Sam 04 Mar 2017, 00:15, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »   Jeu 11 Déc 2014, 11:46



Histoire


Votre histoire en 400 mots minimum. N'oubliez pas de mettre entre balises HIDE les passages dont votre personnage ne se souvient pas.










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#3B4C4E
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MessageSujet: Re: Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »   Dim 23 Avr 2017, 15:31

Félicitation
Vous êtes officiellement validé ♥️

Je serai jamais mentalement prêt à le valider. JAMAIS. JE RE FU S E *ÉCRASE SA CHOPPE SUR LA TABLE*

Mais comme je suis magnanime, je vais le faire quand même. B'(

Je peux pas commenter l'histoire, hihihihi. Hi. Je te hais.
Le seul problème que je pourrais avoir c'est que ça fait paaaas vraiment terrien, tout ça. Après je sais pas si c'est censé l'être à la base non plus, etc, et Delhan est HUMAIN, donc bon. Mais ça fait quand même très "autre monde". 

Au niveau des descriptions, rien à redire ; s'il y a des fautes eh bien JE N'AI PAS REMARQUÉ, donc je ne peux pas te demander de les corriger. Le casier est rempli, les informations de base aussi, tout y est, tout est beau. Sauf Delhan.
Ceci était une vengeance anticipée gratuite.



Soy una raya en el maaar
Fantasmaaa en la ciudad
RIP.

Tu peux dès à présent recenser ton avatar, ton métier et demander une chambre pour t'en faire un petit nid douillet. Tu peux également poster une demande de RP ou créer ton sujet de liens. Ton numéro va t'être attribué sous peu, si mon cerveau le permet, et tu vas être intégré à ton groupe dans l'instant. Tu arriveras dans la pièce Est.

Gotcha.
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MessageSujet: Re: Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »   

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Delhan L. Marshall ▬ « Yo llevo en el cuerpo un motor que nunca deja de rolar. »

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