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 Dissociation

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MessageSujet: Dissociation    Sam 23 Jan 2016, 23:59


La salle aurait presque pu être une chambre d’hôpital.



D’ailleurs, en réalité, Isaure croit bien y être encore, à l’hôpital, si cela n’avait pas été pour le sol, beaucoup moins confortable que son habituel lit - déjà bien peu confortable.
La blancheur immaculée du lieu est tout ce qu’il faut pour l’induire en erreur, associé à l’éblouissement momentané que chaque être humain subit en se réveillant dans une salle bien éclairée.

C’est son dos, douloureux, qui lui indique immédiatement que quelque chose cloche alors qu’elle cligne des yeux lentement. Elle ne se lève pourtant pas d’un bond, prenant le temps de rassembler ses esprits avant de faire quoi que ce soit d’inconsidéré. Elle tourne la tête, à droite, à gauche, pour ne rencontrer que le vide blanc, hantant, de la salle. Pas à l’hôpital, donc. Bien que tout aussi blanc, au moins, celui-ci était bien plus meublé que cela. Ici, c’était le vide qui était maître sur les machines qui beepent.

Ah. Le bruit. Il est aussi absent que les meubles; c’est ça qui la fait vraiment réagir. Habituée à être entourée de bruits jours et nuits, l’absence de celui-ci la rend immédiatement anxieuse. Elle se redresse, doucement, comme de peur d’avoir des vertiges si elle ne prenait pas de précautions supplémentaires - elle en avait bien assez comme cela.
La pièce, elle évalue, est plutôt grande; pas autant que le hall d’un hôpital, mais de taille non négligeable. Elle est aussi vide qu’elle en avait eu l’impression allongée, et seul le froissement de sa robe blanche ose déranger le calme absolu du lieu.

Elle n’a pas de souvenirs de cette robe blanche, ni de cette massive perruque brune qui lui pèse sur les épaules, mais au milieu de ce lieu, sa garde robe est bien le cadet de ses soucis.

Comment est-elle arrivée ici? Où est-elle? Est-ce qu’il y a quelqu’un, au moins?

Chacune de ses questions reçoivent un silence prolongé. Isaure décide de ne pas céder à la panique, ce qui est loin de vouloir dire qu’elle ne panique pas, parce qu’elle panique, mais au moins, elle peut essayer d’avoir l’air calme. En tout les cas, s’il s’agissait de la maison de quelqu’un, elle devait dire à cette personne qu’elle a de très mauvais goût en matière de déco et qu’elle verrait bien un de ces murs en bleu pâle.

Assise sur le sol, immobile, elle étudie les chances qu’elle a de s’être fait enlever. Elles sont assez basses, elle l’avoue, mais présentes et elle ne peut donc pas les écarter. Cela semblait être l’une des plus plausibles solutions à sa situation et cette sensation de fumée noire dans sa tête. Elle l’impression d’avoir oublier quelque chose d’important, quelque chose qu’elle a sur le bout de la langue mais qui ne veut pas s’échapper.

Elle soupire, balayant la pièce du regard avant d’utiliser son dernier recourt.

« Allooooooo? Y’a quelqu’uuuuuun? »

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MessageSujet: Re: Dissociation    Sam 12 Mar 2016, 17:56

Le bruit de talons contre le sol précède de quelques secondes le mouvement de la porte ; les gonds, complaisants, la laissent pivoter sans guère troubler le silence. Seul un léger grincement marque son arrivée. Main gauche sur la poignée, l'autre ballante le long de son corps, il se tient immobile un bref instant sur le seuil avant de finalement rentrer dans la pièce d'une enjambée.
De la main, il s'assure que la porte reste ouverte ; la lâche ensuite, doucement.

« Mademoiselle la décédée, bienvenue à Asphodèle. Je vous prierai de ne pas crier. De ne pas m'agresser. De ne rien faire qui puisse vous porter préjudice. »

Bras replié contre son torse, il se penche dans un semblant de salut poli. La faux dans son dos suit le mouvement.

« Je vous prierai également de me suivre. Tout vous sera expliqué en temps et en heure. »

Brève pause. Il pose son regard sur les clavicules de l'arrivante.

« Et cetera. »

Vous pouvez suivre Acheron directement ou refuser de coopérer.
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MessageSujet: Re: Dissociation    Dim 21 Aoû 2016, 22:43

Okay. Elle panique. 



Elle essaie vraiment de ne pas, vraiment - vraiment - mais il faut dire que la situation est incroyablement suspicieuse et elle n’a pas vraiment envie de mourir comme ça, seule dans une grande salle blanche avec pour seul témoin son meurtrier qui pourra ainsi s’en sortir. Elle se demande vaguement qui en serait attristé, toutefois le bruit de chaussures qui claquent sur le sol l’alarment soudainement.

Elle ne sait pas combien de temps elle est restée ainsi assise dans le silence pour que le plus infime des bruits lui semble assourdissant. La porte - il y avait une porte?- s’ouvre devant ses yeux ébahis - et paniqués - afin de laisser entrer un homme. Appelez ça l’instinct, elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est plutôt pas mal, juste avant que ses yeux ne tombe sur la faux. Oh. Bon. Bien. Au moins la dernière image avant sa mort ne sera pas un répugnant bonhomme de 55 balais.

Isaure le fixe faire son drôle de manège avec la porte, incapable de bouger ou crier, comme si la présence du garçon l’avait soudainement transformée en poupée de cire. Il n’a pas l’air si agressif, ni menaçant, malgré l’imposante arme qui, sans doute, allait être sa fin.

«Mademoiselle la décédée, bienvenue à Asphodèle. Je vous prierai de ne pas crier. De ne pas m'agresser. De ne rien faire qui puisse vous porter préjudice. Je vous prierai également de me suivre. Tout vous sera expliqué en temps et en heure. »

Il y a un court silence durant lequel Isaure tente de digéré le speech impeccable de son - euh - hôte. Il a l’air très sérieux, le garçon, mais tout ce qu’elle a envie de faire, là, maintenant, c’est de dire ‘pardon?’ avant de s’échapper en courant. Elle n’en fait rien, comme clouée au sol.



« Et cetera. »

Il se passe plusieurs secondes, très longues secondes, avant qu’Isaure n’ait la présence d’esprit de rajuster le col de sa robe, perturbée - et justement - par le regard insistant du garçon. Elle fait le tour de ses options tout en restant collée au sol afin de ne pas déclencher une réaction volontaire de l’homme qui pourrait la croire agressive. Elle ne l’est pas, agressive. Pas à l’instant, en tous les cas - pas que l’envie lui manque. 



Mademoiselle la décédée. C’est sympa, elle pense, de se sentir ainsi rassurée. Elle est encore en vie et il la considérait déjà morte, ce qui en disait long sur son futur si elle le suivait. Tout lui sera expliqué. Est-ce que c’est un truc genre Saw? Un jeu malade dans lequel elle allait mourir dans d’atroces souffrances? Parce qu’elle préférerait juste se faire tuer par le garçon si c’était le cas - elle a des standards, ok.

Okay, Isaure, tu peux le faire. Tu peux être diplomate. La jeune femme revêt son plus beau sourire, enroulant une longue mèche brune autour d’un doigt tremblant. 



« D’accord. Okay. Mais c’est quoi ton petit nom, beau gosse? »

Cool. Parfait. Impeccable. Super. Elle va se faire tuer dans la seconde qui suit à moins que le garçon soit particulièrement sensible à ses charmes - ou narcissique.

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MessageSujet: Re: Dissociation    Ven 03 Fév 2017, 23:24


Le mouvement des mains de la jeune femme au point fixe de son regard le fait se déplacer sur la gauche ; près de l'épaule, ou quelque part sur son bras droit, comme si son geste l'avait intimé à regarder ailleurs.
Il n'offre du reste aucune main pour l'aider à se relever, pas plus qu'il ne semble se formaliser de la voir préférer le sol à sa compagnie. Elle devra bien se lever un jour.

Elle ne peut décemment pas passer l'éternité ici.

La réponse de la nouvelle arrivante fait glisser son regard de nouveau - il le pose sur ses jambes, comme songeur - et son dos se redresse un bref instant ; le suivant, il décale le poids de son corps sur sa jambe gauche.
Un semblant de "hm" s'échappe d'entre ses lèvres closes.

« ... Acheron. »

Il marque une pause avant de continuer, toujours aussi doucement.

« La politesse voudrait sans doute que je vous demande le vôtre. Mais il ne m'intéresse pas. »

Nouvelle pause.

« La politesse veut également que je vous prévienne. Dans le cas d'un refus de votre part, je me verrai contraint d'utiliser la force. Il est dans votre intérêt de me suivre. »

Son regard désintéressé se pose sur sa taille.

« ... A moins que vous ne soyez dans l'incapacité physique de le faire. »

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MessageSujet: Re: Dissociation    Mer 05 Avr 2017, 19:13


Acheron. Ah bah. Ca c'était un sacré nom de fils pas désiré. Le pauvre enfant. Elle en aurait presque pitié s'il n'avait pas l'air à deux doigts dans lui couper une main. Ou genre, la tête, d'ailleurs. Ouais, elle avait un peu les j'tons, ok. Elle n'osa pas critiquer le nom du garçon, de peur que cela ne trigger une réaction violente. Elle connaissait ça, les problèmes de noms. Quand on s'appelle Février, on doit savoir faire face aux petits clowns du coin, et parfois en retourner une. Elle n'était pas une enfant tolérante.

« La politesse voudrait sans doute que je vous demande le vôtre. Mais il ne m'intéresse pas. »


Oh eh oh, on se calme là! Il était canon, mais ça ne lui donnait pas le droit de lui parler de la manière, l'esturgeon là. C'est pas comme si elle avait fait son mec lourdeau non plus, elle avait juste eu un fourchement de langue et elle l'avait complimenté. S'il n'avait pas eu une gigantesque arme, elle lui aurait dit exactement de quel bois elle se chauffait. Mais il avait une arme gigantesque et elle, elle avait sa perruque.
D'ailleurs, par réflexe nerveux, elle passe une main dans ses boucles. Ah, sa plus belle perruque. Cool, parfait pour se faire rejeter par un mec à l'ego surgonflé. Elle l'emmerde, Arcachon.

« La politesse veut également que je vous prévienne. Dans le cas d'un refus de votre part, je me verrai contraint d'utiliser la force. Il est dans votre intérêt de me suivre... A moins que vous ne soyez dans l'incapacité physique de le faire. »

Il devait avoir une sacré mauvaise habitude, puisque cette fois-ci, c'est sur la taille que se pose son regard. Fixe. Elle s'en trouve encore plus outrée à présent qu'il ait été aussi désagréable avec elle. Isaure en oublierait presque qu'il vient de la menacer tant le fait qu'un homme ne veuille pas savoir son nom la laissait bouche-bée.
C'est bon, elle avait capté le discours de macho-macho-man. Si elle le suit pas, elle va se faire défoncer. Elle n'était pas certaine que l'alternative soit préférable, mais elle n'allait pas tenter le diable et chercher la confrontation. Pas tout de suite, en tout cas. Ils devaient apprendre à mieux se connaître avant qu'elle ne lui crache à la figure, voyons.

"Je peux très bien me débrouiller toute seule, merci."

Isaure espérait que son ton sec soit assez pour signaler son profond mécontentement quant à la situation actuelle. Se hisser sur ses jambes est plus facile qu'elle n'en avait le souvenir. Pas de vertige, pas de fatigue chelou. Umh. Aussi réconfortant que ce soit, c'était un peu trop étrange pour que ça le soit vraiment.

"Si je vous suis, vous me promettez qu'aucun mal ne me sera fait, n'est-ce pas?"


On ne prend jamais assez de précautions avant de suivre un inconnu mal-léché.

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MessageSujet: Re: Dissociation    Mer 19 Avr 2017, 01:40


La réponse — sèche — de la jeune fille tire un vague hochement de tête à Acheron, probablement plus pour signifier qu'il l'a entendue que pour lui répondre à proprement parler. Ce qu'il ne fait de toute façon pas. Sa bouche reste close du moment où il l'a fermée jusqu'à la question, pertinente cette fois, qu'il enregistre malgré les apparences d'une oreille attentive.
Le temps d'une brève réflexion, il clôt les paupières sur un "hmm" plus pensif qu'affirmatif.

« Aucun mal ne vous sera fait, confirme-t-il. Je suis là pour vous escorter. D'ici à votre destination, il est de mon devoir de m'assurer que rien ne vous arrive. »

Elle a beau s'être levée entre temps, ses yeux restent fixes. Ce n'est pas son regard qui glisse de la taille de la demoiselle à ses mollets, mais plutôt elle qui est incidemment posée devant ce qu'il observe ; qu'y peut-il.
C'est l'impression que ça donne, du moins. Que son regard passe à travers ce sur quoi il se pose.

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MessageSujet: Re: Dissociation    Mer 19 Avr 2017, 12:58


« Aucun mal ne vous sera fait. Je suis là pour vous escorter. D'ici à votre destination, il est de mon devoir de m'assurer que rien ne vous arrive. »

C’était un cercle vicieux. Il lui affirmait, en tant qu’étranger, qu’aucun mal ne lui sera fait, et elle devait le croire parce que c’était son seul choix, mais en même temps, rien ne lui disait qu’il n’était pas en train de lui mentir pour qu’elle le suive sans faire d’histoires avant de la tuer de manière ultra-gore dans une pièce qui tachait beaucoup moins. C’est vrai, qui aurait l’idée de commettre un meurtre dans une pièce toute blanche ? Bon courage pour rattraper le carrelage, hein. Bon. Très bien. De toute manière, qu’elle le croit ou pas, elle n’avait pas vraiment le choix, si elle avait bien compris. Elle savait se défendre, mais pas contre… ça. De toute façon, ça faisait longtemps qu’elle se faisait à l’idée d’une mort certaine, et elle ne savait pas d’entre se faire tuer ou mourir d’un cancer ou se suicider, lequel était le moins douloureux. Elle espérait juste qu’il en finirait vite avec elle et qu’elle sera libre d’aller au paradis ou whatever.

Et puis, il avait beau être super pas cool, au moins il avait un beau visage, c’était déjà ça.

« Ok, je te suis. Mais arrête de me regarder comme ça, tu me fous les jetons, sérieusement. »

Elle était habituée à un certain type de regard, et ça n’en faisait pas partie. Creepy. Le type de mec qu’elle voyait dans les épisodes de NY, police judiciaire. Et elle devait arrêter de se faire des films comme ça, si ça se trouve il était super sympathique et on lui faisait une super grosse blague et dans 5 minutes Killian sera là pour rire d’elle et tout ira bien.

Tout ira bien.


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MessageSujet: Re: Dissociation    Dim 02 Juil 2017, 18:33



Aussitôt que la demoiselle acquiesce à sa demande, la main d'Acheron quitte son côté pour aller chercher la porte. Il en saisit la tranche sans bouger le reste du corps ; tandis qu'il s'exécute, la demoiselle enchaîne sur un semblant de requête. Si l'absence de politesse dans sa voix l'irrite, il n'en laisse rien paraître. Son visage reste figé sur cette même absence indolente qu'il n'a pas quitté depuis son entrée dans la pièce et, lorsqu'elle mentionne son regard, il cligne des paupières, comme si leur présence venait de se rappeler à lui.
Complaisant, il les ferme puis pose les yeux loin sur sa droite.

« Comme vous le souhaitez. Je ne vous regarderai pas. Veillez quoi qu'il en soit à rester près de moi durant le trajet, mademoiselle. »

Décalé du passage, dos et faux à quelques centimètres de la porte, il tend le bras gauche vers l'extérieur pour lui faire signe d'avancer.
Fidèle à sa demande, il garde le regard fixé droit devant lui.

► Un RP va être ouvert pour vous dans les Bureaux. Veuillez y répondre dès que ce sera chose faite.

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