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 Simon Brillant ▬ « Les idiots ne l’emportent jamais. »

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DOSSIER
Nombre de décès  : 0
Circonstances des décès  :
Métier  : Infirmier trop curieux.

MessageSujet: Simon Brillant ▬ « Les idiots ne l’emportent jamais. »   Dim 29 Mai 2016, 21:13



« Le linceul dans lequel vos fils dorment là-bas, au moins respectez-les les soirs de carnaval, et ne déguisez pas vos enfants en soldats. »
Nom : Brillant.
Prénom : Simon, François.
Surnom : Simone, Damien Fabre, L'oiseau.
Sexe : Masculin.
Âge effectif : 21 ans.
Âge apparent : 21 ans.
Arrivé depuis : Le 21 du second mois (deuxième année).
Date de naissance : 05/12/1921, Le Havre, France.
Date de mort : 22/08/1943, Paris, France.
Orientation sexuelle : Hétérolol.
Groupe : Commotus.
Nationalité : Français.
Langues parlées : Français, Anglais, Allemand (approximatif).
Ancien métier : Étudiant en médecine.
Métier actuel : Infirmier. Il n'est pas garanti qu'il n'essaye pas de vous psychanalyser entre deux pansements.
Casier Judiciaire


▬ Crimes commis :
▬ Circonstances du décès :
▬ Péché capital principal :
▬ Péché capital secondaire :
▬ Rapport à l'alcool :
▬ Rapport aux drogues :
▬ Addictions :
▬ Mauvaises attitudes récurrentes :
▬ A été victime :


Physique


Simon a un joli profil, un nez droit, un visage harmonieux et des traits fins ; son sourire est charmant, il a le menton haut et se tient droit comme pour compenser les centimètres qui lui manquent pour dominer les autres.

Il s’est toujours échappé de lui une énergie positive et envahissante, à l’image de son mental d’acier, une impression de force tranquille mais sûre, si sûre qu’il lui suffit d’élever la voix pour convaincre son auditoire. Enfant, Simon était vif, il aimait courir et longer le bord du port au risque d’y tomber – rien ne lui faisait peur et ses genoux écorchés faisaient sa fierté. Une fois adulte, il a intériorisé sa fougue et donné à son physique plus de distinction que de beauté sauvage et débraillée. Élégant, raffiné sans entrer dans l’excès, il aime donner de lui l’image d’un homme soigné et cultivé ; il n’aime guère ceux qui se laissent aller au point de ne plus se raser et porter des vêtements tachés. Même s’il n’a jamais été riche, il faisait en sorte de bien présenter afin de faire une première impression impeccable.

Oh, ça oui, Simon a toujours eu du succès avec la gente féminine – chose dont il ne se plaignait pas et dont il profitait à loisir.

Ses yeux d’un bleu clair, presque gris, lui rappellent le ciel gris de sa Normandie natale. Ses cheveux, épais et bruns, sont systématiquement disciplinés. Il n’a jamais été très épais et faisait même peur dans son enfance tant ses jambes semblaient frêles ; ses membres fins, sa petite stature et ses épaules étroites ne font pas de lui une montagne à laquelle l’on aurait peur de s’en prendre. Son mètre soixante-quatorze n’a rien d’impressionnant. Pourtant, Simon utilise son physique à son avantage, et n’a jamais eu de raison de s’en plaindre. Il fait de ses défauts des qualités et puisqu’il ne peut pas se vanter de sa musculature, il met ses gestes au service de son charisme et ses sourire sont légions et calculés.
Simon est élégant et léger sans paraître fragile. Malgré la douceur de son visage, on ne saurait s’y méprendre : cet homme-là ne fait pas de concessions.


Caractère


Simon est sûr de lui, charismatique, incroyable beau-parleur ; Simon a des idées et des idéaux bien ancrés dans son esprit et sous sa peau. Simon sait parler et paralyser son interlocuteur pour lui faire entendre raison – sa raison.

De l’enfance à l’âge adulte en passant par l’adolescence, Simon a toujours su ce qu’il voulait. Il n’a jamais été la proie de l’hésitation un seul instant et a toujours su répondre A ou B quand on exigeait de lui une réponse claire et concise. Dès l’âge de cinq ans, il savait quel métier il voulait exercer. Petit déjà, abreuvé de morale et de principes par ses parents, il se comportait comme on voulait qu’il se comporte, faisait tout ce qu’on attendait de lui. Autonome, désobéissant quand il le faut, courageux jusqu’à la témérité mais pas sans jugeotte, il méprise ceux qui ne parviennent pas à prendre leur vie en mains et se sortir de leur situation.

Car la volonté, pour Simon, peut tout résoudre. Rien ne vaut le courage d’un individu déterminé – à ceux-là, tout peut sourire, sans la moindre exception.

Exigeant envers lui, Simon l’est également envers les autres ; il attend de ses amis un minimum de détermination et de goût de l’effort, sans quoi le mépris et la déception viennent vite donner un arrière-goût désagréable à ses remarques. Simon ne se fâche jamais et ne laisse pas filtrer facilement ses émotions. Sa colère est froide, calculée, lancée de façon à faire mal. Il ne s’emporte pas et préfère largement faire sentir à untel qu’il l’a profondément déçu et qu’il ne le tient plus en respect – le tout avec le sourire. Le voir perdre son sang-froid est extrêmement rare, mais pas impossible. Pour peu qu’on sache taper là où ça fait mal, même Simon peut réagir violemment. Ses idéaux sont toute sa vie, et il a du mal à accepter qu’on puisse les critiquer ; de ce point de vue, le jeune homme est une statue aux idées figées dans le marbre. Impossible de le faire changer d’avis. Il est bien trop peu flexible et enclin à se remettre en question pour ça.

Car Simon est courageux, oui. Travailleur, déterminé, charmant et poli, mais aussi terriblement fier. Il sait manier les mots mais ses mots sont tranchants et visent généralement bien. Sa vision du monde et son comportement, il les voit comme des modèles à adopter – ce qui le pousse à admirer semblable à lui et repousser différent de lui. Simon se trouve droit et honnête, un modèle d’homme, de fils et de frère.

Et ça, personne ne pourra jamais le lui enlever.


Histoire



« Notre père est professeur, et notre mère aussi. Notre grand-père était docker au Havre, où nous sommes nés tous les trois. Le reste de notre famille habite à Lyon, où nous nous rendons souvent en été. Mes parents sont fiers d'avoir réussi à surpasser leur condition, tout en restant proches de leurs origines : mon grand-père, qui est mort avant notre naissance, disait souvent qu'il ne fallait jamais laisser tomber ses ambitions. Qu'en gardant force et espoir, nous réussissons à surmonter tous les obstacles. Je prends exemple sur lui puisque je souhaite devenir médecin une fois adulte. Je veux travailler avec mon frère, qui veut devenir pilote, et me rendre dans les endroits difficiles d'accès pour soigner les plus démunis. Même si l'on est parvenu à achever notre rêve, il ne faut jamais oublier plus démuni que soi. »

Ces mots, écrits par Simon l’année de ses onze ans, sont le strict miroir de l’éducation engagée que lui ont donné ses parents lettrés. Né au Havre le 5 Décembre 1921 dans une famille de nouveaux intellectuels, il partage le petit appartement avec ses parents, Émile et Lucie Brillant, ainsi que son frère, Thomas, né en 1924, et sa sœur Anne, née en 1928. Enfant espiègle mais sérieux, porté sur les études et l’effort, il passe une enfance sans remous dans une période faste de l’entre-deux-guerres, années folles qui prennent fin en 1929 suite au krach boursier de New York. Proche de ses cousins, de son oncle et de sa tante, qui partagent les mêmes valeurs, il rend également souvent visite aux parents de sa mère, qui vivent à Lyon ; ses oncles Séraphin et Léonidas deviennent deux maîtres à penser dont il ne cessera d’admirer la volonté et le courage, idoles qui seront plus tard torturés et exécutés dans leur ville natale par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie.

Au Havre, Simon apprécie tout particulièrement le port, qui accueille en 1935 le paquebot Normandie pour sa traversée inaugurale. Toute la famille assiste au départ du paquebot en compagnie de Léon, Agnès, Maribelle et Jean Lagier, des amis de la famille. Jean, le cadet âgé de seulement 5 ans, exprime son désir de devenir plus tard constructeur de bateaux ; la vision du paquebot contre le ciel clair du printemps l’a marqué à jamais. Simon, complaisant, lui assure qu’avec beaucoup de volonté, chacun peut forger l’avenir qui lui plaît et lui convient. Après une bonne heure passée à regarder le paquebot s’éloigner, les deux familles se séparent pour rallier leur domicile respectif.

Les visites incessantes au port et les promenades dans les rues de la ville côtière s’arrêtent brusquement à la fin de l’année 1938. La famille Brillant déménage à Paris, où un poste plus avantageux attend Émile ainsi que son beau-frère, Anatole Mercier. Les deux familles partagent pendant plusieurs mois le même appartement, avant qu’Anatole, sa femme et leurs deux enfants ne déménagent quelques rues plus loin. Cette brève colocation permet de resserrer les liens entre Simon et ses deux cousins, André et Renée. André, de trois ans son aîné, est un modèle dans lequel il cherche à mettre ses propres pas ; quant à Renée, d’un mois seulement son aînée, elle reste son amie et sa confidente la plus proche.

Lycéen brillant, sûr de lui et ambitieux, Simon n’a pas laissé tomber son rêve d’enfant : il veut devenir médecin. Thomas s’accroche lui aussi à son rêve de pilote, et les deux frères commencent à donner une forme concrète à leur plan d’avenir, malheureusement relégué au rang de projet lointain par le début de la guerre, le 3 Septembre 1939. Trop jeune pour être mobilisé, Simon voit à regret son père s’engager et le combat tourner à leur désavantage. La guerre est un fiasco, le nord du pays en exode sur les routes, et les morts légions à quelques mois seulement du début du conflit. Cette drôle de guerre porte le murmure de l’avancée des troupes allemandes jusqu’à Paris, d’où une foule d’inquiets entreprend de fuir à son tour. La famille Brillant, qui n’a nulle part où aller, décide de rester.

Les troupes allemandes font finalement leur entrée dans la capitale le 14 Juin 1940, sous les yeux d’une population silencieuse et interdite. Simon y assiste avec son frère et son cousin, en rage. A mesure que les uniformes et les visages réjouis des soldats de la Wehrmacht défilent, les trois garçons se font une promesse : ne jamais céder quoi que ce soit à l’ennemi, fut-ce leur fierté ou un simple morceau de pain.
Pétain, le chef d’État, répond aux questions des français trois jours plus tard dans un discours retransmis en direct dans tout Paris : la France capitule pour mettre fin à une guerre d’ores et déjà perdue, et négocie les conditions de l’armistice avec l’ennemi. Étouffé par l’indignation, déçu par Pétain et par tous ceux qui acceptent la nouvelle avec fatalisme, Simon se promet de faire quelque chose pour libérer la France.
Il n’a ni armes ni idée précise, mais ses convictions l’empêchent de rester assis à regarder son gouvernement collaborer avec l’Allemagne nazie. Dès lors, les graines de la résistance germent dans son esprit, arrosées par le discours du Général de Gaulle sur les ondes de la BBC au lendemain du discours de Pétain.

« Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »

Pour Simon et sa famille, la guerre ne fait que commencer.

Émile, fait prisonnier comme beaucoup de soldats français, parvient à s’échapper et fuir en zone libre à la fin de l’année 1940 ; il fait parvenir à sa femme et ses enfants une lettre rassurante via un réseau de liaison précoce entre la zone libre et la zone occupée. Il les encourage à mener le combat contre l’ennemi et ne pas se laisser abattre, comme il le fait lui-même de son côté de la France. Peu à peu, Simon, Thomas et André rédigent sur des feuilles volantes des tirades antinazies, qu’ils distribuent partout en ville. Quand les moyens le leur permettent, ils reproduisent d’immenses affiches sur lesquelles ils recopient le discours du Général de Gaulle.
Jour après jour et mois après mois, doucement, sans que les allemands ne s’en doutent, la Résistance se met en place et s’organise. Hommes comme femmes, en zone libre et zone occupée, leur but est de prêter main forte aux forces du général, par-delà la Manche. Ridiculiser l’ennemi, redonner du courage à la population abattue, décrédibiliser le régime d’Hitler et de ses alliés – les dictateurs Mussolini et Staline.

En Juin 1941, la guerre prend un nouveau tournant avec l’opération Barbarossa. Hitler, faisant fi de ses arrangements avec Staline, attaque l’Union Soviétique. Le front de l’Est devient alors le théâtre de massacres sans précédents, et une énorme partie de la Wehrmacht est transférée sur ce front vorace en hommes. Parmi eux, Benedikt Mülher, le frère aîné d’Erwin, membre de l’Abwehr en France. Posté à Paris dans le service de renseignement pour sa connaissance de la langue et de la culture française avec deux de ses amis d’enfance, Hans Lagarde et Joachim Vogel, son chemin croise par hasard celui de Simon et ses amis.  Peu organisés mais déterminés, ces derniers avaient jeté sur un membre haut gradé de l’Abwehr une pile de tracts particulièrement acides à l’égard de l’occupant. Chargés de retrouver les responsables et de les incarcérer, ils échappent de justesse à la vigilance des trois allemands, déguisés pour l’occasion en civils.
Plus suspicieux qu’Hans et Joachim, Erwin décide de garder un œil sur celui qui s’est présenté comme « Damien Fabre, fils de cordonnier ». Il ne tarde pas à découvrir que le jeune homme s’appelle en réalité Simon Brillant et n’est pas apprenti cordonnier, mais étudiant en médecine. Il garde néanmoins cette information pour lui. Au même moment, une lettre de sa mère lui parvient de Berlin – elle s’inquiète du sort de Wilhelm, fils de son premier mariage, et de la femme de celui-ci, juive, ainsi que de leurs deux enfants. Pensif et hésitant, Erwin ne peut que la rassurer pour apaiser ses craintes.

Plus d’un an après ces premiers déboires avec les forces allemandes, Simon sort tôt de chez lui pour coller des affiches en toute discrétion. Il tombe nez-à-nez avec la police française, en pleine exécution de l’opération Vent Printanier. Au pied de l’immeuble, plusieurs familles comportant parents et enfants sont entourées de policiers qui se chargent de vérifier leur identité. A l’étoile jaune sur leurs vêtements, Simon comprend qu’ils sont juifs. Hébété, à demi caché sur le trottoir, il accroche les yeux d’une des femmes dans la cohue. Ils se regardent quelques secondes sans bouger avant qu’elle ne prenne une décision dangereuse ; elle ôte le gilet de sa fille, sur lequel est accroché l’étoile, et propulse la fillette dans sa direction. Les policiers, occupés à se disputer avec deux hommes, ne remarquent rien. Immédiatement, Simon prend la petite fille par la main et s’éloigne à toute vitesse du petit groupe. Interpellé par les pleurs effrayés de la petite, un policier les arrête quelques rues plus loin. Malgré les failles dans les mensonges servis par Simon, il les laisse repartir ; et glisse dans la main du jeune homme un papier avec une adresse griffonnée à la va-vite.
C’est la première rencontre de Simon avec Louis Rocquoit, policier résistant.

Revenu chez lui avec Yvonne, fille d’immigrés allemands d’origine polonaise, Simon s’insurge contre l’implication de la police française dans les actions antisémites du régime nazi. Il jure de protéger Yvonne et de la cacher pour qu’elle ne soit pas déportée. Le lendemain, il se rend à l’adresse indiquée par le policier et se retrouve intégré à un réseau de résistants assurant la liaison avec des agents anglais. Parmi eux Louis Rocquoit, père de famille, Paul et Gabrielle Aubertin, Liliane Joseph ainsi que leurs enfants. Simon est bien vite rejoint par son frère et son cousin, désireux de faire partie d’un réseau construit et organisé. Ils font serment de silence et acceptent les risques encourus – leur mère et leur sœur adhèrent elles aussi au groupe quelques temps plus tard.
A la joie d’avoir trouvé des compagnons d’armes s’ajoute malheureusement la mort d’un de ses cousins, Marcel, abattu dans la campagne du Havre après avoir saboté des lignes ennemies. Cette perte douloureuse est suivie par celle de Joachim, tué à bout portant dans une rame de métro par des résistants. Fou de chagrin, Hans promet de retrouver les coupables et de les abattre sans jugement ; quant à Erwin, il continue de s’entretenir régulièrement avec Simon, qui tente de lui ouvrir les yeux sur la nature de ce pour quoi il combat – un régime dictatoral antisémite et dangereux. Malgré leurs nombreux désaccords, Erwin est sensible aux abus commis par les nazis à cause des dangers encourus par la famille juive de son demi-frère et contact d’autres membres résistants de l’Abwehr.

En Novembre 1942, la zone libre est envahie. L’idée de Lucie de faire passer Yvonne à Lyon pour l’abriter chez son frère aîné est abandonnée. Au mois de Décembre, la famille Brillant reçoit un nouveau courrier d’un ami de la zone Sud, qui leur apprend la mort d’Émile lors d’un sabotage de grande envergure contre l’occupant. Son corps, trop abîmé, n’a pas pu être identifié, raison pour laquelle il leur adresse personnellement ses condoléances. Le choc de la nouvelle de la mort de son père est rude pour Simon, qui doit de surcroît se cacher pour échapper au STO. Sous l’identité de Damien Fabre, il continue de distribuer des tracts et apporter aux agents anglais des informations sur les allemands, informations données par Erwin, qui a accepté de collaborer avec lui. Il se charge également de la communication entre les différentes branches du réseau, et voyage régulièrement de ville en ville avec de faux papiers.

« L’oiseau », comme les allemands le surnomment par sa signature en forme de colombe, continue d’échapper aux informateurs ennemis jusqu’en 1943, date à laquelle tout bascule.
En Janvier, ses oncles Séraphin et Léonidas sont arrêtés, torturés et exécutés par la Gestapo. Les membres de la Rose Blanche, en Allemagne, subissent le même sort. Pour leur rendre hommage, Simon jette du haut d’une maison une cascade de tracts plus acides que jamais envers les allemands. Il échappe de justesse à Hans et se réfugie chez les Rocquoit, qui lui confient une mission afin de l’éloigner de Paris, trop dangereuse. Plusieurs jours durant, il mémorise le trajet et les endroits à éviter, retient les noms de code et les mots de passe nécessaires à la bonne transmission des informations. La veille de son départ, il passe la nuit avec Erwin, qui n’essaye pas de le retenir malgré ses sentiments. Advienne que pourra.

Il part pour la Normandie avec Thomas et André, mais est arrêté à son retour à la gare par la Gestapo. Emprisonné, interrogé à de multiples reprises et torturé, il est condamné à mort pour ses actes de résistance, en compagnie de son frère et de son cousin. Durant son incarcération, il reçoit la visite d’Erwin, qui propose de donner en mains propres leurs lettres à leurs proches, afin qu’elles ne soient pas censurées. Après un dernier tête-à-tête, les trois jeunes hommes sont fusillés par l’armée Allemande en Août 1943.
Simon avait vingt-et-un ans, Thomas dix-neuf, et André vingt-cinq.

Comme il l’avait promis, Erwin apporte les lettres des trois garçons à leur famille et amis. Anne et Lucie, bien qu’ébranlées, doivent faire face à la méfiance des Allemands à leur égard et aux fouilles incessantes de leur domicile. Plus tard dans l’année, Erwin reçoit une lettre de sa mère, qui lui apprend avec détresse que Wilhelm et sa famille ont été arrêtés, et Sarah et Hannelore déportées. Dégoûté, fâché, déçu, Erwin se tourne définitivement vers la résistance et contacte Louis Rocquoit, avec lequel il travaille sous couverture. Lorsqu’il l’apprend, Hans, encore furieux de la mort de Joachim, ne lui pardonne pas. Une fracture irrémédiable se crée entre les deux amis.

Quatre jours après le débarquement, les SS massacrent en représailles le village d’Oradour-sur-Glane, à quelques kilomètres seulement de l’endroit où a grandi le père de Hans. Celui-ci comprend que la guerre doit se terminer, et s’il ne cautionne pas la trahison d’Erwin, il n’a plus la force de mener un combat qui ne penche plus en leur faveur. Il se rend sur place pour se recueillir mais est violemment alpagué par son cousin, Antoine, avec lequel il se dispute.
Paris est libérée en Août 1944 et le Général de Gaulle descend les champs Élysées sous les acclamations d’une population galvanisée. Anne, Lucie et Yvonne y assistent, avec une pensée pour leur famille tombée au combat. Partout les drapeaux français fleurissent, pour la première fois depuis quatre longues années.
Mais si Paris est en liesse, le Havre a triste mine après les bombardements de Septembre par les alliés. La ville, ravagée, n’est plus qu’un immense amas de ruines. Léon et Jean Lagier y perdent la vie.

Le 11 Mai 1987, l’ouverture du procès de Klaus Barbie à Lyon a un retentissement international. Par devoir de mémoire, Anne, maintenant grand-mère, s’y rend avec son mari, le neveu d’Erwin, leur fille cadette et leurs petits-enfants. Ils y retrouvent Erwin, qui n’a jamais pu se pardonner, ainsi que le fils de Séraphin, que la Gestapo a rendu orphelin a seulement trois ans. Dieter, curieux, demande à Anne de raconter l’histoire de sa famille – ce qu’elle fait devant la gare, en attendant l’ouverture du procès.


     
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Dernière édition par Simon Brillant le Mer 10 Mai 2017, 19:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Simon Brillant ▬ « Les idiots ne l’emportent jamais. »   Mer 10 Mai 2017, 19:34

Félicitation
Vous êtes officiellement validé

Mais. Mais c'est triste.
J'ai envie de taper des nazis, maintena/PERLRUURED/ Vincent viens par là

Donc je refuse la version longue, vu que je sens qu'elle me fera pleurer des horloges et des CLOUS, mais j'accepte celle-là. La tristesse est gérable. Je peux supporter. A peu près. Tant que j'y pense pas trop. Quand je ferme les yeux et que je fais semblant de lire autre chose.
(^:
JE TE FAIS CONFIANCE POUR LES RÉFÉRENCES HISTORIQUES, je vais pas ouvrir Wiki pour vérifier sachant que tu connais tout ça mieux que moi. Par contre je hurle du sang sur mon ship que tu fais soufFRIR, SALE PERSONNE JNREGFgyhbbD NOOO. Puis tout le monde. Et Hannelore nooooon la pauvre comment oses-tu QAQ

*jette des tables*

Je disais donc, en bon professionnel que je suis, que ton histoire est parfaitement valide. Je te fais confiance pour mettre les hide où il faut quand tu écriras la version non-résumée.
Les descriptions sont impeccables, pareil. Efficaces et complètes. J'ai bien vu les petites jambes de Simon et son gros charisme de compensation. Rien à redire sur le casier ou les informations générales non plus, TU ES CONFORME, TOUT EST CONFORME, EN ROUTE.



Volez, petits ballons.

Tu peux dès à présent recenser ton absence d'avatar, ton métier et demander une chambre pour t'en faire un petit nid douillet. Tu peux également poster une demande de RP ou créer ton sujet de liens. Ton numéro va t'être attribué sous peu, si je sens les étoiles en accord, et tu vas être intégré à ton groupe dans l'instant. Tu es arrivé dans la pièce Nord.

Je ne suis plus là pour témoigner.
*cries*
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Simon Brillant ▬ « Les idiots ne l’emportent jamais. »

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